Saturday 05 July 2008

Houari Bouissa

Professeur d’histoire, chercheur à l’IRHIS Université de Lille III

Pour une définition de l’intellectuel musulman

par Houari Bouissa

La sécularisation de l’Islam dans notre société, suivie de la profusion des discours et des informations concernant le monde musulman nous amènent à nous interroger sur la place de l’intellectuel et plus précisément celui de l’intellectuel musulman dans notre société. Dés lors une question se pose, doit-on plutôt parler d’intellectuel musulman ou de musulman intellectuel ? Comment se positionne cet intellectuel dans le champ de l’intelligentsia française ?

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Islam et historiographie française : la construction d’une image.

par Houari Bouissa

Depuis toujours notre imaginaire occidental s’est fondé sur une construction de l’Islam et une histoire où cette religion apparaissait comme en dehors de toute historicité. Si on parle d’essentialisation de l’Islam, aujourd’hui, il faut aussi parler d’historicisation.

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A propos d’Edward Saïd, des tiers-mondismes et du discours sur l’Islam en France (partie 2 et fin)

par Houari Bouissa

Les évènements liés au Proche et Moyen-Orient à la fin des années 1970, créent une nouvelle rupture dans le discours des intellectuels, avec la remise en cause de l’orientalisme savant. Cette voie est ouverte par la publication d’un certain nombre d’ouvrages de spécialistes du monde arabo-musulman.

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A propos d’Edward Saïd, des tiers-mondismes et du discours sur l’Islam en France (partie 1/2)

par Houari Bouissa

Dans un précédent article consacré, à l’intellectuel musulman, j’évoquais le rôle de l’ouvrage d’Edward Saïd dans le discours des intellectuels en France, je soumettais l’idée que le livre du professeur américain d’origine palestinienne avait sans doute créé une rupture idéologique entre l’Orient et l’Occident, particulièrement nette dans le discours des intellectuels français. Je me doutais que cette affirmation allait sans doute créer des réactions affectives, et particulièrement vives dans le monde arabe.

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Les Croisades ont-elles freiné le développement de la pensée islamique ? (partie 2 et fin)

par Houari Bouissa

Vers 1265, Thomas d’Aquin dédiait au souverain de Chypre un traité sur la royauté qu’il nomme "De regno ad regem Cypri". Quarante ans plus tard, Ibn Taymiya adresse au prince croisé réfugié dans l’île, une lettre connue sous le nom de "Rissala al Qoubrousiya", épître au roi de Chypre ou encore l’épître chypriote, dans laquelle il demande la libération des captifs au nom de la religion. L’étude de ce contexte peut nous amener à penser que le monde musulman a déjà sombré dans la décadence comme cela a été souligné par certains auteurs. Mais en regardant de près, on ne peut que constater que cette époque est riche d’enseignement.

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Les Croisades ont-elles freiné le développement de la pensée islamique ? (partie 1)

par Houari Bouissa

L’impact des croisades dans l’historiographie arabo-musulmane comme celle de l’Occident a été déterminant dans les rapports entre ces deux mondes. En effet, comment ne pas évoquer la comparaison entre un colonel Nasser, qui après avoir nationalisé le canal de Suez, tient tête aux armées franco-britanniques à Port Saïd en 1956 et l’image de Saladin qui reprend Jérusalem aux croisés en 1187. Comment ne pas évoquer Saddam Hussein qui lors de la première guerre du golfe en 1991 se présente comme le champion du monde musulman et se compare à nouveau à Saladin. On a pu également dire ici et là que le temps des croisades marque le déclin du monde arabe et que toute l’historiographie arabo-musulmane s’est construite en réaction face aux phénomènes des Croisades, comme en témoigne l’attitude de certains intellectuels musulmans face au discours des orientalistes français.

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L’islam est il encore une religion ?

par Houari Bouissa

La commission Stasi vient de rendre public ses conclusions sur le port de signes religieux à l’Ecole. Selon les mots du médiateur, Bernard Stasi, Il y a en France indiscutablement des forces qui cherchent à déstabiliser la République et qu’il est temps que la République réagisse. Par ces mots, il met en évidence que la République est menacée par des forces occultes visant à la déstabiliser.

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