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Le P.S., Nicolas Sarkozy et l’U.O.I.F.
mardi 30 janvier 2007 - par Jean-Michel Cros
Le document que vient de publier le Parti socialiste sur Nicolas Sarkozy consacre son premier chapitre à la question du traitement de l’islam, principalement, par le candidat de l’U.M.P. Sa lecture ne laisse pas de nous rendre perplexe : le flou des concepts invoqués, les erreurs manifestes qu’il contient se conjuguent avec une évidente difficulté à passer de la théorie à la pratique en matière d’égalité. L’intérêt le plus remarquable de ce texte est de nous révéler une évolution problématique du Parti socialiste – ou du moins de certains de ses membres - par la logique qui sous-tend le raisonnement des auteurs. Le flou des concepts : Intégrisme, fondamentalisme, islamisme, sont allègrement invoqués, tout au long de ces pages, sans que l’on sache vraiment quoi il s’agit, sans que l’on sache non plus si ces différents concepts sont applicables dans les faits à l’U.O.I.F. Cette organisation est tout d’abord qualifiée « d’islamiste » par Eric Besson[1] dans son introduction ; elle l’est toujours lorsque ses membres « refusent de respecter les lois républicaines »[2] ; le lycée Averroès, qui relève de son obédience est, lui, « fondamentaliste »[3], alors que ses enseignants sont « intégristes »[4] quelques lignes plus loin ; elle devient « radicale »[5], avant de redevenir « intégriste » sur la même page, ce qui serait prouvé par l’attitude de cette organisation sur la question du voile[6]… Ces quelques exemples suffisent à montrer que l’on peut « tout » dire sur l’islam – en l’occurrence sur une organisation musulmane – et surtout n’importe quoi. Un jour on posa à Confucius la question de savoir quelle serait la première chose qu’il ferait s’il devenait Empereur. Après avoir réfléchi, le sage chinois répondit : « Je commencerais par fixer le sens des mots ». Livrons ce conseil à tous les candidats à l’élection présidentielle. Peut-on, tout d’abord, qualifier l’U.O.I.F. comme le fait la brochure signée par E. Besson ? Il faut pour cela examiner le sens des mots. Qu’est-ce que l’intégrisme ? C’est un courant de pensée qui est né au sein de l’Eglise catholique, en protestation contre des réformes concernant la liturgie, ses tenants prétendant conserver l’intégralité de la tradition : il ne saurait en aucun cas concerner l’U.O.I.F., comme la plupart des mouvement musulmans quels qu’ils soient au demeurant, pour lesquels cette problématique liturgique est sans grand intérêt. Le fondamentalisme est lui issu du protestantisme, plus particulièrement américain ; il s’agit ici de revenir, du moins théoriquement, aux sources originelles de la religion, à ses fondements ; ses adeptes se caractérisent généralement par une foi rigide une interprétation littérale de la Bible, une morale austère... A ce titre, le concept pourrait s’appliquer à des mouvements de types salafiste bien plus qu’à l’U.O.I.F. L’islamisme est une idéologie politique phrasée en termes religieux, comme le sont les mouvements de l’islam que l’on peut qualifier de « radicaux ». Les revendications de ces mouvements portent sur des sujets d’ordre politique, économique ou social et ne concernent pas la matière purement religieuse. Peut-on qualifier en tels termes l’U.O.I.F. dont la ligne me paraît dans l’ensemble plus conservatrice que radicale ? Je citerai, pour illustrer l’inanité des qualificatifs utilisés, celui qui est sans doute le plus emblématique des imams de cette organisation, Tareq Oubrou[7] : « Manger du porc ou boire du vin, ce n’est pas le plus grave. Le plus grave c’est le crime, le vol, la médisance. Celui qui boit du vin se fait du tort à lui-même. Celui qui médit fait du tort aux autres… »[8] Voilà des propos bien étranges dans la bouche d’un islamiste radical… imam qui, en plus, a développé le concept de « charria de minorité », première réflexion d’envergure sur l’application du droit musulman en situation de minorité sociologique et politique. Cette réflexion étant bien trop éloignée de l’image « extrémiste », quel que soit le nom qu’on lui donne, avec laquelle il est désormais convenu d’étiqueter l’U.O.I.F. qu’il valait mieux l’ignorer… Mais rien n’y fait, en toute hypothèse, puisque les acteurs sociaux musulmans sont atteints par le « syndrome de Hadji Mourad »[9], selon lequel la parole du musulman est toujours suspecte. Et puis, avouons le, il est si commode d’avoir sous la main des « méchants » qui nous permettent de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain – je veux parler des « gentils », des autres organisations membres du C.F.C.M., qui ont au demeurant un discours peu différent de celui de l’U.O.I.F. mais dont certains des responsables prennent au moins la peine de se raser tous les matins, avant de faire part à la presse de leur conception maurrassienne de la France… « Au moins, ceux-là, ils aiment la France », comme le déclarent si souvent les touristes rassurés devant les sourires des indigènes livrés par toutes les bonnes agences de voyage. Le document affirme ensuite que les membres de l’U.O.I.F. refuseraient de respecter les lois républicaines. Qu’est-ce que cela signifie ? Cette organisation est-elle une organisation de malfaiteurs ? Existe-t-il des procès en cours, voire simplement des poursuites engagées sur ce fondement par les pouvoirs publics ? Si tel est le cas, il pourrait être utile de nous informer des faits ; sinon, c’est de la diffamation. A moins que l’auteur de ces affirmations ne vise les positions de l’U.O.I.F. sur la question de la loi dite sur le port des signes religieux à l’école – en réalité loi sur l’interdiction du port du voile à l’école. Si tel est le cas, « l’intégrisme » de l’U.O.I.F. est alors partagé par l’ensemble des Eglises chrétiennes, qui s’étaient toutes prononcées contre la loi avant qu’elle ne soit votée. Peut-on dire pour autant que l’Eglise catholique est toujours l’Eglise préconciliaire ? qu’elle a rejoint dans son ensemble les thèses de Mgr Lefèvre ? la stupidité d’une telle affirmation saute aux yeux. Le fait que cette même Eglise continue à condamner le divorce, la contraception, l’avortement… ne semble pas troubler outre mesure les auteurs du texte – exemple du « deux poids, deux mesures », sur lequel je reviendrai - si prompt à stigmatiser une association musulmane qui désapprouve à son tour une loi, et dont je rappelle qu’elle n’a fait, en prenant position, que participer au débat démocratique, qui se nourrit précisément de points de vues contradictoires. Il conviendrait de ne pas l’oublier. Une mythologisation de la laïcité : Le crime de Nicolas Sarkozy serait de vouloir modifier la loi de 1905, érigée en tables de la loi de la République défendue par de modernes Moïses. Cet attachement viscéral à la loi de 1905 est bien étrange, car la loi dite de séparation telle qu’elle a été votée en 1905, n’existe plus, ayant été modifiée à treize reprises depuis cette date, tout d’abord à la demande de l’Eglise catholique, qui a refusé de mettre en place les associations paroissiales prévues par la loi, qu’elle trouvait trop… démocratiques ! Tout le monde semble d’accord pour oublier aujourd’hui que cette loi avait d’ailleurs été condamnée par le Vatican comme contraire à la constitution divine. Modifier la loi de 1905 n’est donc pas « en finir avec notre tradition de séparation des Eglises et de l’Etat »[10] - cela a déjà été fait et par les « pères fondateurs eux-mêmes - c’est simplement adapter celle-ci aux réalités politiques du temps, et c’est bien ce caractère « vivant » de la loi de 1905 qui fait la vitalité de la laïcité en France, plus qu’un emmaillotement dans les grands principes, ces linceuls de pourpre dans lesquels dorment les dieux morts, pour reprendre la formule de Renan. Le projet de modification de la loi n’est d’ailleurs pas d’origine politique mais d’origine religieuse : proposé pour la première fois pas l’Eglise catholique, qui a rapidement fait marche arrière en considérant les avantages qu’elle retire de l’application actuelle de la loi, l’idée a été ensuite reprise par la Fédération Protestante de France qui voit ses communautés évangéliques bloquées dans leurs projets de constructions de lieux de culte. Par la suite, différents ministres de l’Intérieur, à commencer par Jean-Pierre Chevènement, se sont posés la question de la modification à propos de l’islam, qui se trouve dans une situation de particulière inégalité par rapport aux religions disposant d’un patrimoine immobilier historique antérieur à la loi de 1905, la loi empêchant effectivement les communes qui le désireraient de participer à la construction de mosquées. Cette « crispation » du Parti socialiste sur le sujet est particulièrement étonnante eu égard à la simple logique politique. Un parti d’opposition aurait pu s’interroger avec plus de pertinence sur la question de savoir si le fait de proposer une réforme que l’on sait rejetée par la majorité de la classe politique, toutes tendances confondues : n’est pas une manière d’avoir les mains blanches sans avoir de mains ? Il est facile de se donner les gants de la réforme quand on sait que celle-ci sera rejetée, et de répondre ensuite à ses interlocuteurs, comme Bajazet à Roxelane : « Hélas, j’ai fait ce que j’ai pu… » Pourquoi ne pas s’interroger également, ne pas s’interroger plutôt, sur la non application du droit en vigueur par les collectivités locales en la matière et sur l’étonnante inertie du ministre de l’Intérieur à ce sujet ? L’état du droit actuel permettrait en effet de répondre à la majorité des questions qui se posent en matière de construction de lieux de culte ; or, ce droit est régulièrement violé, comme l’a souligné le récent rapport « Machelon », par les collectivités locales, qui détournent le droit de préemption urbain ou le droit du permis de construire pour empêcher la construction de mosquées sur leurs territoires. Nicolas Sarkozy, ministre des Cultes, n’est jamais intervenu pour rappeler le droit en la matière ou demander à ses préfets d’engager des poursuites. Est-ce à dire qu’au-delà des principes républicains, il y aurait un consensus sur la volonté de soumettre l’islam à un droit d’exception ? La question mérite d’être ouvertement posée. Elle aurait pu faire l’objet d’un véritable travail de l’opposition, certes plus difficile à réaliser que des incantations, et aurait permis sans doute des avances à terme positives. Ce consensus se retrouve dans la négation de l’islamophobie, partagée en effet aussi bien par la droite que par la gauche : le document du Parti socialiste indique[11] que « La communauté juive fait l’objet de toutes ses [de Nicolas Sarkozy] attentions – ce qui est bien normal quand elle est frappée dans sa chair à l’occasion d’attentats touchant les écoles et les synagogues… » ; pas un mot de comparaison n’est dit à propos des mêmes actes ayant touché des mosquées, à l’occasion desquels la réaction des pouvoirs publics s’est d’ailleurs faite attendre[12] ; quant à être « touchée dans sa chair », rappelons qu’à Strasbourg, que deux responsables musulmans, Abdelhaq Nabaoui, alors président du C.R.C.M. Alsace, et Abdelaziz El Alouani, alors porte parole, ont vu qui des tags appelant à la mise à mort, qui des tentatives d’incendies contre leur maison. De façon plus générale, et sans être exhaustifs, on nous le pardonnera, nous rappellerons les jets de cocktails Molotov contre la mosquée de Châlons en Champagne en avril 2002, l’envoi d’un colis piégé à une association gérant un lieu de culte à Perpignan, un cocktail Molotov lancé contre le domicile du recteur d’une mosquée de Nîmes, inscriptions de graffiti et jet d’un cocktail Molotov sur la mosquée de Méricourt (Pas de Calais), agressions contre les mosquées de Lomme et d’Escaudain (Nord), tentative d’incendie contre la mosquée du Pré Saint Gervais et coup de feu tiré contre celle de Villepinte (Seine Saint Denis). Par la suite, des tombes musulmanes ont été profanées dans diverses régions, notamment en Alsace… Ce silence est inquiétant par la difficulté qu’il révèle à appréhender la réalité. La difficulté à appréhender la réalité : une réalité qu’on appréhende ? Il semble en effet que le Parti socialiste, tout comme Nicolas Sarkozy, ait des difficultés à passer de l’affirmation des principes républicains à la mise en œuvre effective de ces principes. Nous avons évoqué ci-dessus les violations du droit par les collectivités locales, qui détournent la loi pour empêcher l’exercice du culte musulman sur leur territoire. Notons au passage que si Jean-Pierre Chevènement et Dominique de Villepein avaient publié des circulaires pour rappeler le droit en la matière, Nicolas Sarkozy n’a rien fait sur ce sujet, marque d’une « politique musulmane » certainement moins intense que on ne le dit. L’opposition aurait pu le lui reprocher, elle ne le fait pas. Dans le document du Parti socialiste, nous pouvons lire[13] : « Le fonctionnement du CFCM est totalement chaotique. Nicolas Sarkozy a intronisé l’UOIF – une organisation musulmane intégriste et minoritaire – comme représentant officiel de l’islam de France. Comment en est-on arrivé à un pareil gâchis ? » Selon le Parti socialiste, ce serait la faute de Nicolas Sarkozy et de l’UOIF. Voire ! Rappelons tout d’abord, que s’il est incontestable que l’U.O.I.F. est une organisation minoritaire dans le paysage musulman français, c’est également le cas de toutes les autres organisations, comme l’ont montré la première comme la deuxième élection au C.F.C.M. : aucune organisation n’a été assez puissante, sur le terrain, pour remporter à elle seule la majorité des suffrages. Ne doutons pas que, si tel avait été le cas, de bons esprits se seraient lamentés sur le caractère non démocrate des musulmans de France… Souvenons nous ici que les premières élections au C.F.C.M. avaient été prévues pour le 26 mai 2002, et qu’elles ont été repoussées au 23 juin, à la demande de la mosquée de Paris, qui craignait de se faire dépasser précisément par l’U.O.I.F.[14] ; et si l’organisation initialement prévue par Jean-Pierre Chevènement a été revue par Nicolas Sarkozy, c’est-à-dire en prévoyant une ouverture à des « personnalités religieuses » et en donnant une place plus importante aux « grands lieux de culte », cela l’a été également à la demande de la Mosquée de Paris et précisément dans le but de contrer l’influence supposée de l’U.O.I.F. sur le terrain[15] en « corrigeant » ainsi les effets du suffrage universel. Fallait-il changer le peuple avant les élections ? Dans cette logique, il l’eût peut-être fallu… Au conseil d’administration, pour ne retenir que les membres élus, la F.N.M.F. allait obtenir 16 sièges, l’U.O.I.F. 13, la G.M.P. 6, le C.C.M.T.F. 2, 4 autres sièges étant échus à des listes indépendantes. Aux élections suivantes, également reportées à la demande de la « modérée » Mosquée de Paris – dont la modération semble s’adresser principalement à l’endroit des procédures démocratiques, et après des pressions ministérielles et consulaires dignes de notre grande tradition coloniale, la F.N.M.F. obtenait 19 sièges, la G.M.P 10, l’U.O.I.F. 10, le C.C.M.T.F. 1, les indépendants 3. Il est donc faux d’affirmer que l’U.O.I.F., au vu des résultats de ces deux élections, est devenue « le représentant officiel de l’islam de France ». Constatons ensuite qu’aujourd’hui le C.F.C.M. n’a pas un fonctionnement chaotique : il n’a plus de fonctionnement du tout. Mais est-ce bien la faute de Nicolas Sarkozy et de l’U.O.I.F. ? Lors des dernières élections de cette instance, le ministre de l’Intérieur – ministre des cultes en charge du dossier était Dominique de Villepin. Constatons encore – était-ce sur l’incitation du ministre ? – que localement, là où se passent les élections, les consulats ont fait preuve d’un interventionnisme sans faille et d’une capacité de conviction des présidents d’associations absolument étonnante, avec des moyens que l’on subodore… Il semblerait que le mot d’ordre ait été de faire barrage à l’U.O.I.F. par tous les moyens – y compris donc, en laissant des pays étrangers dont le respect des règles démocratiques n’est pas toujours la qualité première, intervenir dans la gestion du statut des ressortissants français ou de résidants sur le territoire national. Malgré toutes ces pressions, l’U.O.I.F. a réussi à conserver des sièges dans le C.F.C.M. Seule association à n’avoir pas bénéficié, bien au contraire, du soutien des pouvoirs publics, elle est la seule dont la représentativité, par voie de conséquence, ne puisse être remise en question. Les difficultés que rencontre cette organisation – au moins sur le plan national - tant à l’égard des autres grandes composantes du C.F.C.M. qu’à l’égard des pouvoirs publics, tiennent en grande partie à ses liens avec l’Arabie Saoudite, dont il lui est fait régulièrement reproche. Si cette question mériterait effectivement d’être éclaircie par l’U.O.I.F. elle-même tout d’abord – et elle gagnerait à le faire - il faudrait également tirer au clair la question des liens de la F.N.M.F. avec le Maroc et celle de la G.M.P. avec l’Algérie. Et s’interroger, entre autres, sur les raisons qui ont fait que celle-ci, originairement de droit français, soit devenue une structure purement algérienne… Cela conduirait à se pencher sur la politique de l’un des prédécesseurs de l’actuel recteur et des contreparties reçues en échange de ce tour de passe-passe. Mais le veut-on ? Quitte à s’indigner du non respect des valeurs démocratiques, il aurait plutôt fallu le faire à propos de la désignation du président du C.F.C.M. Il semble en effet que si l’on reproche aisément aux « indigènes » leur peu de capacité à adopter les valeurs de la démocratie, l’on soit bien plus inquiet encore lorsqu’ils veulent le faire. Comme l’on envoyait, au XIX° siècle, la Marine sur les côtes de Tunis pour protester contre l’adoption d’une constitution par le Bey, comme l’on suspendait la constitution du Liban mandataire pour empêcher l’élection d’un président de la République musulman en 1932, il fallait en ce qui concerne le C.F.C.M., ne pas pousser trop loin la plaisanterie démocratique : lors de la première comme lors de la deuxième élection, le président « désigné » par le ministère de l’Intérieur a été le recteur de la Mosquée de Paris, instance encore moins représentative que l’U.O.I.F., tout en nous jurant - chaque fois - que « la prochaine fois » les choses se passeraient plus démocratiquement… Si l’Algérie c’est la France, la France est, elle, le pays des Mille et Une Nuits… Un classique de la rhétorique réactionnaire : Dans son ouvrage désormais classique Deux siècles de rhétorique réactionnaire[16], Albert O. Hirschmann montre bien à quel point « le mode du discours est déterminé non pas tant par les traits fondamentaux du caractère, mais tout simplement par les impératifs du raisonnement – et cela presque indépendamment des aspirations, de la personnalité ou des convictions du protagoniste. »[17]. Analysant le discours réactionnaire sur une longue durée, il en dégage les constantes, qui s’articulent autour de trois thèses : celles de l’effet pervers, de l’inanité et de la mise en péril. « La première thèse port que toute action qui vise directement à améliorer un aspect quelconque de l’ordre politique, social ou économique ne sert qu’à aggraver la situation que l’on cherche à corriger ; la deuxième, que toute tentative de transformation de l’ordre social est vaine, que quoi qu’on entreprenne, ça ne changera rien ; la troisième enfin, que le coût de la réforme envisagée est trop élevé, en ce sens qu’elle risque de porter atteinte à de précieux avantages ou droits précédemment acquis. »[18] Ces rappels ne sont pas inutiles car, curieusement, c’est cette thématique que l’on retrouve dans le texte publié : il est en effet étrange de voir la rhétorique réactionnaire structurer le discours du Parti socialiste, les auteurs de ce texte, du moins, semblant habiter un monde aussi hostile que celui de Burke ou de Joseph de Maistre, plutôt que celui d’un Jaurès. Le recours à la thèse de l’effet pervers est constant dans la brochure ; je rappellerai pour mémoire qu’historiquement cette thèse a été utilisée pour critiquer la Révolution française, le suffrage universel et la création de l’Etat providence. Après avoir stigmatisé la politique de Nicolas Sarkozy, qui consisterait à « accorder des droits et des obligations aux religions »[19] - comme si elles n’en n’avaient pas déjà ! – les auteurs de la brochure s’interrogent : « Quelles sont les religions qui pourront prétendre à ce statut ? Que faire avec les mouvements fondamentalistes et avec les sectes qui revendiquent le statut de religion ? On sait que les témoins de Jéhova ont d’ores et déjà obtenu des tribunaux français le statut de religion. A qui le tour sous l’empire des idées sarkozystes ? L’église de la scientologie, les Raëliens, ou encore l’Ordre du Temple Solaire ? »[20] Premier exemple d’utilisation de la thèse de l’effet pervers, qui illustre bien la perversité du raisonnement, qui conduit à mettre sur le même plan l’islam et les mouvements sectaires. Au demeurant, ce discours nous en révèle plus sur les convictions de son auteur que sur le fond des sujets abordés. Les exemples continuent : « L’intérêt général exigerait donc que l’Etat construise, comme avant 1905, des lieux de culte. Mais alors, combien d’églises, de mosquées, de synagogues ? Et l’Etat devra-t-il également financer des lieux de culte pour les témoins de Jéhova ? Le Conseil d’Etat, la Cour de Cassation et la Cour européenne des droits de l’homme leur ont déjà assuré la liberté de conscience et garanti le libre exercice du culte… »[21], ajoute comme à regret le rédacteur. Eh ! quoi ! ces manants oseraient encore revendiquer après tout ce que l’on a fait pour eux ? Mais qu’est-ce que le libre exercice du culte si l’on n’a pas de local pour l’exercer ? qu’est-ce que la liberté de conscience si elle ne peut rester que dans le for intérieur sans possibilité de s’exprimer matériellement ? Il est étrange de reprocher ensuite aux musulmans de ne pas respecter les principes de la République quand on affiche une telle idéologie d’Ancien Régime ! A. O. Hirschmann note fort justement à propos de l’utilisation de la thèse de l’effet pervers que : « L’infirmité d’esprit du commun des mortels touche en l’occurrence à la débilité complète, puisqu’il s’avère que l’action entreprise conduit à des résultats qui sont exactement l’inverse du but qu’elle visait ; les savants diagnosticiens de l’effet pervers éprouvent du même coup, avec ravissement, le sentiment de leur supériorité. »[22] Après avoir abordé la création d’établissement scolaires confessionnels musulmans, et donc la possibilité pour eux de recevoir des subventions, les auteurs ajoutent sans que l’on puisse voir de suite logique : « Et pourquoi ne pas confier aux églises la tenue de l’état civil comme sous l’Ancien Régime ? »[23], comme cela se ferait en Italie. Ils continuent de façon toujours aussi incohérente en invoquant curieusement la cohérence : « La cohérence de cette politique de renouveau du pouvoir social et politique des religions devrait conduire Nicolas Sarkozy à instituer, comme aux Etats-Unis depuis 1952, une journée nationale de prière et la fixer comme là bas au premier jeudi du mois de mai ! Il ne l’a pas encore proposé mais cela ne saurait tarder… » Quand l’effet pervers vous tient, il ne vous lâche plus… Toute la politique de Nicolas Sarkozy conduirait à remettre en cause le modèle français de laïcité et risquerait de promouvoir les sectes : « Mais quand un statut des religions existera, les pouvoirs publics seront contraints de répondre aux sollicitations des sectes et on peut craindre à juste titre qu’elles ne parviennent que trop souvent à obtenir satisfaction. »[24] Ne faisons rien, cela pourrait ouvrir des droits à des indésirables… comme si la possession d’un statut ne répondait pas à exigences d’ouverture, à des conditions d’admissibilité… Sur la base de cette logique on pourrait supprimer le statut des fonctionnaires auquel il me semblait que l’opposition était attachée. Comme si cela ne suffisait pas, les auteurs du texte reviennent sur ce point page suivante[25] : « Loin de renforcer la lutte contre les dérives sectaires, l’ambition de Nicolas Sarkozy de doter les religions d’un véritable statut risque d’aboutir au résultat inverse : la légitimation par le droit de certaines sectes se prévalant du statut de religion ! Alors que l’Etat laïque peut sans difficulté lutter contre les dérives sectaires au nom des troubles à l’ordre public, il sera contraint, dans la logique sarkozienne, de financer des sectes et de leur assurer des privilèges fiscaux ! » Bref, tout le monde l’aura compris, accorder aux musulmans l’effectivité de l’égalité des droits est la porte ouverte au règne des sectes en France. Ce discours serait risible s’il ne révélait de façon dramatique l’éclatante méconnaissance par la classe politique de l’islam de France, de ses composantes, de ses attentes et de ses enjeux. C’est souvent le cas dès que l’on aborde le sujet : la structure du discours, fondamentalement réactionnaire, est largement partagée sur ce point de la droite à la gauche de l’échiquier politique, le consensus ayant rarement à être recherché dans le pire. Ainsi, les débats auxquels donnent régulièrement lieu les constructions de lieux de culte musulman l’illustrent parfaitement : attention dit l’opposition à la majorité – quelles que soient l’une ou l’autre – en accordant le droit de construire une mosquée à ce groupe que l’on ne connaît pas (avez-vous remarqué que l’on ne connaît jamais les porteurs de projets de mosquée, même quand ils vivent dans la même ville depuis trente ans ?), vous risquez de favoriser l’émergence d’un islam « obscur », « fanatique »... et de nous dresser le tableau apocalyptique d’une ville livrée à des talibans locaux… J’ai même entendu prédire un jour[26] que nous ne pourrions bientôt plus faire la guerre car « Imaginez – disait l’oratrice – ce que seraient nos villes sans hommes, les femmes livrées à cette population… » qu’elle ne qualifiait pas ! Ce document révèle aussi une bien étrange évolution idéologique du parti socialiste, qui reprend la structure du discours de l’extrême droite dans le sien propre. On ne peut plus s’étonner alors, de voir par exemple que la question du droit de vote des étrangers, qui faisait partie des « 110 propositions » du candidat Mitterrand, ne soit pas entrée plus rapidement dans le droit positif. Comment, à la veille d’une série d’élections, peut-on oser publier de telles extravagances en espérant que la population, musulmane ou non, pourra se reconnaître ensuite dans ses élus ? Sommes-nous donc aussi bêtes ? aussi incultes ? Les hommes politiques devraient savoir qu’il faut toujours surveiller son langage, et parfois aussi celui des autres – mêmes fonctionnaires anonymes. [1] p. 8 [2] P. 13 [3] p. 14 [4] idem [5] p. 21 [6] p. 22 [7] Imam de la mosquée El Huda, à Bordeaux. [8] Cf. Le Monde du 04.12.2002. [9] cf. mon article : « Désir d’islam ou islam des ires ? », Oumma.com, 20.09.2005 [10] cf. p. 11 [11] idem [12] cf. les attentats contre deux lieux de culte à Annecy en mars 2004 [13] cf. p. 15 [14] cf. Le Monde du 04.05.2002 [15] Cf. Le Monde du 22.06.2002 [16] Ed. Fayard, coll. L’espace du politique, 1995, 294 pp [17] HIRSCHMANN, A.O., op. cit. p. 11 [18] idem p. 22 [19] cf. document p. 10 [20] idem [21] idem p. 13 [22] HIRSCHMANN, A.O., op. cit. p. 65 [23] cf. document p. 14 [24] idem p. 18 [25] cf. p. 19 [26] A Aix en Provence, en 1985 Mots clésJean-Michel CrosDu même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article19 octobre 2007
Colin a dit :
Une petite digression vous me pardonnerez, mais je ne trouve pas judicieux de réduire le terme d’intégrisme (début de l’article) à son sens étymologique. Le temps et les circonstances ont développé d’autres significations. Je dis cela car comment faire confiance à des gens qui s’arrange sur le sens des mots pour se permettre de placer une boutade cinglante qui ne favorise pas la prédisposition d’ésprit pour une personne qui vous lirait avec un a priori négatif. D’autant plus que je ne sais pas s’il y a d’autre détournement de ce genre dans les longs textes que vous écrivez. Mais bon, ce n’est pas la fin du monde si les lecteurs ont un minimum de sens critique. Bonne continuation à vous (nous) dans l’évolution des mentalités. Je trouve que vous faite du bon boulot. 3 février 2007
Merci pour la qualité de cet article et pour la petite citation de Conficius sur le sens des mots. Mais les mots ont-ils encore un sens ? En tout cas les politiciens jouent beaucoup sur le sens des mots. C’est grace à ce jeu qu’une minorité peut passer d’une étiquette à l’autre : Immigrés, jeunes issues de l’immigration, sauvageons, jeunes de banlieus, et enfin musulmans. Vous remarquerez que c’est toujours le même groupe qui est visé pour être maintenu dans un statut d’exception comme dans les colonies.. Question : A quand la décolonisation des esprits ?
1er février 2007
Paola. a dit :
A droite comme à gauche tout est déformé par une grille de lecture post-coloniale.Grille de lecture confortée et exacerbée,voire instrumentalisée par le contexte politique international.De là découlent tous les amalgames. Les musulmans dont ils s’agit ne sont ni plus ni moins croyants que leurs parents.Ils ont juste une visibilité assumée qui prouve qu’ils sont bien intégrés et qu’ils s’inscrivent dans le temps long en France,veulent être des citoyens d’une république laîque.Ceci est intolérable pour ceux qui sont habitués à une vision binaire de la société.Forcément,si Roger fréquence l’église,c’est un homme bien.Si Ahmed fréquente la mosquée,c’est un intégriste.De même, si Roger parle de la Palestine,c’est un révolutionnaire.Si c’est Ahmed c’est un antisémite.Etc...
31 janvier 2007
petit penseur a dit :
Evoquant son entretien de l’automne 2005 avec le ministre de l’Intérieur, juste après la crise des banlieues, Lilian Thuram raconte : "Il me dit, vous savez, c’est les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues. Et moi je lui dis : non, ce ne sont pas les Noirs et les Arabes qui créent des problèmes dans les banlieues, ceux qui créent des problèmes dans les banlieues, ça s’appelle des délinquants".
31 janvier 2007
La France, comme beaucoup de pays de par le monde,abrite des minorités religieuses ou ethniques((musulmans,juifs,protestants ,bouddhistes,etc...) Je ne comprend donc pas pourquoi la visibilité de certains posent plus de problémes que d’autres !Concernant les musulmans,ne faut-il pas chercher cette fixation dans la survivance et ressurgence de fantasmes coloniaux ?A moins que nos politiques comme nos médias jouent le jeu des néoconservateurs américains.Sinon comment expliquer qu’ils ne fassent pas la différence entre une fraction d’intégristes et la multitude de musulmans paisibles qui n’aspirent qu’à vivre en paix et à être traités comme tout le monde ?
31 janvier 2007
abdelatif a dit :
Salam, pour info j’en ai trouvé une belle sur le site de F. Bayrou auquel je n’ai pas manqué d’écrire pour lui dire ce que je pensais de sa vision erronée et dangereuse du voile et de l’islam en général : "Le port du voile par les jeunes filles musulmanes, manifestation visible du mouvement de revendication de l’islam, porte des significations de nature à inquiéter l’architecture de valeurs autour desquelles se sont construites la République et son école. Ce vêtement qui se fait signe affirme d’abord que la loi de Dieu est supérieure à la loi des hommes. Il entre doublement en contradiction avec les valeurs qui fondent notre société. " 31 janvier 2007
Je suis algérien résidant en algérie, je pense que pour les français de confession musulmane le choix entre sarko et sego se résume à un choix entre la peste et le choléra.
31 janvier 2007
Lisa. a dit :
Pour ceux que cela intêresse:Entretien de Nicolas Dupont-Aignan à l’hebdomadaire suisse" Horizons et débats" paru sur le site:voltairenet.org
31 janvier 2007
Lisa, Pourquoi pas mais il faudrait déjà qu’il croit en ses chances. Je l’ai déjà entendu parler notamment au moment du vote sur la constitution, il est intéressant mais j’ai pensé la meme chose de Montebourg et puis dans l’action médiatico-politicienne, je l’ai vu se dégonfler comme un souflet. Alors si Dupont-Aignan a une réponse à l’antlantisme/blairisme de Ségo-Sarko alors qu’il se mette en marche car il a une opportunité. A lui aussi de proposer une vision dans laquelle un maximum de personne puisse se reconnaître parce qu’aujourd’hui il est clair que Sarko-Ségo rebute de plus en plus de monde d’où la montée de bayrou 31 janvier 2007
Lisa a dit :
La France est probablement le seul pays ou les gens votent non pas pour un programme mais pour barrer la route au candidat adverse !Cela signifie à quel point le centre du pouvoir est loin.C’est pourquoi le seul candidat qui peut vraiment créer la surprise est celui qui ne mélange pas politique et religion,qui reste dans la ligne d’une politique gaulliste de la France.Nicolas Dupont-Aignan correspond au candidat qui peut créer cette surprise et alternative .
31 janvier 2007
Oihid a dit :
Pour répondre d’abord à temoindesontemps : L’immigration du prophète (صلى الله عليه و سلم) de la Mecque vers Médine était sur ORDRE de dieu. Si vous connaissez un peu mieux la tectonique politique et religieuse de la région (Médine et la périphérie proche) à cette époque. Vous constaterez que la communauté musulmane n’était qu’une des composantes d’un grand ensemble. (Awss, khzraj : arabe polythéiste. Et Trois autres communautés juives : Banou qaïnouqaâ, Banou nathir, Banou qoraytha. Plus des bédouins qui se sont sédentarisé). Alors l’immigration pour vivre « paisiblement leur islam » c’était vraiment pas le cas… Car si le prophète (صلى الله عليه و سلم) avait le choix, il aurait choisi l’Éthiopie comme lors de la première immigration.
Pour finir les musulmans européens en général et français en particulier n’arbitre pas les querelles politiques, comme un filme devant eux. Ils participent au tant que électeur à un débat, parce que nous sommes de la communauté de (و قل اعملو فسيرى الله عملكم ورسوله والمؤمنون) Nous sommes sommé de travailler, de participer, de construire, de s’impliquer. Il est facile de ne rien faire, comme ça on est sûr de ne pas se tremper. Je fini par ces quelque vers : لا خيل عندك تعطيها ولا مال فليسلم القول ان لم يصلح الحال 31 janvier 2007
Amine a dit :
Franchement, Veut-on faire ici la propagande de la droite ? Le drame avec les musulmans (d’ici ou d’ailleurs), c’est qu’ils se sont fait piégés dans l’orientalisme... Dans le sens où on oublie son identité de classe (c’est-à-dire pour la France l’appartenance aux classes populaires, notamment à la classe ouvrière) au profit d’une identité ethnico-religieuse fantasmée...Sarkozy est ultra-dangereux pour les "musulmans" pour deux choses Précarité et exploitation au service du patronat, donc régression économique danger par rapport à la politique de l’immigration (regroupement familiale plus difficile, code de la nationnalité plus dur, tout basané devient suspect aux yeux de la police...) A partir de là, on peut se demander pourquoi l’identité ethnico-religieuse est autant mise en avant, par les dominants comme par certains résistants à l’impérialisme...Pour les dominants, c’est des conservateurs et des libéraux, comme Sarkozy, ou Bush au niveau international...On met en avant la question ethnique ou religieuse pour voiler la seule question qui vaille, la question sociale (et l’impérialisme et la colonisation israélienne au niveau international, voir F. Burgat) Du coté des mouvements de résistance, certains sont de néo-libéraux patentés (Hamas, Hezbollah), faisant de la charité (mais de la résistance aussi, délaissée par les Arabes beni-oui-oui, je parle des gouvernements...). C’est aussi le cas de l’UOIF, qui veut faire croire aux musulmans qu’ils sont avant tout musulmans, ce qui fait que ce sont des alliés objectifs du ministre de l’Intérieur...Or, c’est l’identité de classe qui compte d’abord, avec les discriminations raciales. Bref, Sarkzoy est le plus grand danger pour tous : relent discriminatoire et ultra-libérale. P.S : au lieu de nous gaver avec son histoire de financement des mosquées, pourquoi Sarkozy n’envoit pas une circulaire aux maires de l’UMP pour les sommer de donner des terrains aux musulmans qui veulent construire des mosquées ? Il veut en fait, par cette proposition, nous faire tomber dans un piège : lancer un débat sur la loi de 1905, pour que l’opinion se dise que les "musulmans veulent encore saper notre laïcité", donc une opinion plus raciste, ce qui au final bénéficie aux idéologues comme lui. 31 janvier 2007
homdejustice a dit :
Petite réflexion ; demandez aux femmes battues par des maris qui boivent du vin (ou autre alcool), aux enfants violentés, violés..., de parents alcooliques, aux pompiers et aux soignants en général qui sont le plus souvent au contact des gens qui boivent, s’ils se font du mal qu’à eux mêmes ??????
Il faut faire très attention quand on parle sans connaissance de cause ou de raison. Ca risque de faire très mal aux concernés !!!!!!!!
NB : je sais que ceci n’est pas le sujet, mais ça ne donne pas raison de glisser des idées fausses et dangereuses !!!!!!
31 janvier 2007
P. Scriptum a dit :
Salut/Salam Bravo..Félicitations à la pertinence scriptuaire de JM CROS... (Equation Gauche = DROITE = Ingratitude à notre égard = continuité dans la morrosité...) Mes amis mes frères en DIEU pensez aux futurs ministères et aux porte-feuilles des principaux candidats avant de voter...que cache cette forêt de futurs ministres.... pour les candidats de droite et de gauche hyperbichonnés par les médias... Alors futur plausible et probable Ministère de l’intérieur et du culte : Malek BOUTIH ou Julien Dray, pour le P.S.....bouhhhhhhhh ou future chaise dans ce ministère pour Arnauld Klarsfeld ou Finkelkrauth pour l’ump de Sarkosy...bouhhhhhhh... Oui cela vaut le coup de voter contre eux !!! N’est-ce pas ?? Au premier TOUR...il faut créer la surprise...Ici nous ne valons que par l’UNITE de notre vote ! Ni P. Ni S.... royal ou sarko kif kif bouricot... 31 janvier 2007
Il faut voter utile et ne surtout pas voter PS. Il reste peu d’alternative, les verts que l’on a soutenu lors des régionales n’assurent pas. Il reste Bayrou ou Dupont-Aignan. J’ai pu trouver Montebourg intéressant à une époque mais en fait ça n’est que du vide, que du spectacle, je comprend mieux sa coupe de cheveux : c un caniche. De toute façon c Sarko ki passe, Ségo est nulle, le PS a pété un plomb qd il l’ont désigné, il croit trop a blanche neige et les septs nains. IL vo mieux etre uni que dattendre kelk chose des populistes. Y a eu n vent de populisme partout en Europe mais qd ça arrive en France ça s"installe, ça devient une façon normale d’etre. Qd on voit les méfaits du populiste Rafarin (qui va o pti coin au nom de la Républik) et que le PS ne se focalise que sur Sarko, on comprend que c gens ne sinteressent pas aux français mais seulement à l’élection. 30 janvier 2007
rachid a dit :
Oui Patience, il faut donner des consignes claires pour voter !
"PAS DE GARANTIES,PAS DE VOTE"
30 janvier 2007
temoindesontemps a dit :
J’avoue ne rien comprendre aux musulmans, ils pretendent suivre l’exemple parfait de leur saint prophete dans les moindes gestes de sa vie Au début de sa mission, il a fui les polytheistes qui voulaient attenter à sa vie et refusaient de suivre ses predications, il a fui vers Médine une ville qui l’accueilla et fonda la religion que l’on sait. Ceci est un exemple à suivre pour les musumans d’Europe qui sont stigmatisés, pourquoi ne suivraient-ils pas l’exemple du prophete de l’islam en quittant tous l’Europe, pour l’Arabie Saoudite ou l’Iran, là ils auront toutes les faciltés pour vivre enfin l’islam selon leur conviction. Ils vivraient paisiblement leur islam parmi leurs freres de religion, allez montrez que l’exemple du prophete de l’islam n’est pas vain et faites votre hijra. Passer sa vie dans un pays de mécréants, à geindre leur racisme n’est surement pas le comportement digne qu’on attend d’un musulman. Enfin derniere remarque, quel est l’intérêt des musulmans d’arbitrer les querelles politiques des mécréants ? 30 janvier 2007
Ne leur pardonnez pas ,il savent parfaitement ce qu’ils font !Ces gens ne sont pas des naîfs !Ils font ce qui se fait en période électorale ou de crise:A savoir instrumentaliser les thémes qui suscitent la peur,donc la cohésion.C’est pas nouveau ,ça remonte au moyen âge.
30 janvier 2007
patience a dit :
il faut donner des consignes claires pour voter.
Tous ceux qui ne donnent pas de garanties positives pour les musulmans de France.
PAS DE VOIX MUSULMANE A L’ElECTION PRESIDENTIELLE.
30 janvier 2007
Mounya a dit :
Faut bien l’avouer,nous peinons à nous reconnaitre dans tel ou tel parti.Deleuze dirait que c’est la mutation du capitalisme,et que nous passons de la société disciplinaire à la future société de contrôle.(Bio-politique)
30 janvier 2007
Trois des plus célèbres rappeurs états-uniens, Mos Def, Immortal Technique et Eminem ont composé une chanson pour dénoncer l’imposture du 11 septembre : « Tell the Truth, Nigga ! ». Mise en image : The last baboon. Texte intégral : Man, you hear this bullshit they be talkin’ Every day, man It’s like these motherfuckers is just like professional liars YouknowwhatI’msayin ? It’s wild Listen Bin Laden didn’t blow up the projects It was you, nigga Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga Bin Laden didn’t blow up the projects It was you, nigga Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) I pledge no allegiance, nigga fuck the president’s speeches I’m baptized by America and covered in leeches The dirty water that bleaches your soul and your facial features Drownin’ you in propaganda that they spit through the speakers And if you speak about the evil that the government does The Patriot Act’ll track you to the type of your blood They try to frame you, and say you was tryna sell drugs And throw a federal indictment on niggaz to show you love This shit is run by fake Christians, fake politicians Look at they mansions, then look at the conditions you live in All they talk about is terrorism on television They tell you to listen, but they don’t really tell you they mission They funded Al-Qaeda, and now they blame the Muslim religion Even though Bin Laden, was a CIA tactician They gave him billions of dollars, and they funded his purpose Fahrenheit 9/11, that’s just scratchin’ the surface Bin Laden didn’t blow up the projects It was you, nigga Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga Bin Laden didn’t blow up the projects It was you, nigga Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga They say the rebels in Iraq still fight for Saddam But that’s bullshit, I’ll show you why it’s totally wrong Cuz if another country invaded the hood tonight It’d be warfare through Harlem, and Washington Heights I wouldn’t be fightin’ for Bush or White America’s dream I’d be fightin’ for my people’s survival and self-esteem I wouldn’t fight for racist churches from the south, my nigga I’d be fightin’ to keep the occupation out, my nigga You ever clock someone who talk shit, or look at you wrong ? Imagine if they shot at you, and was rapin’ your moms And of course Saddam Hussein had chemical weapons We sold him that shit, after Ronald Reagan’s election Mercenary contractors fightin’ a new era Corporate military bankin’ off the war on terror They controllin’ the ghetto, with the failed attack Tryna distract the fact that they engineerin’ the crack So I’m strapped like Lee Malvo holdin’ a sniper rifle These bullets’ll touch your kids, and I don’t mean like Michael Your body be sent to the morgue, stripped down and recycled I fire on house niggaz that support you and like you Cuz innocent people get murdered in the struggle daily And poor people never get shit and struggle daily This ain’t no alien conspiracy theory, this shit is real Written on the dollar underneath the Masonic seal (I don’t rap for dead presidents I’d rather see the president dead It’s never been said but I set precedents) Bin Laden didn’t blow up the projects It was you, nigga Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga Bin Laden didn’t blow up the projects It was you, nigga Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga (Bush knocked down the towers) Tell the truth, nigga (Shady Records was 80 seconds away from the towers Some cowards fucked with the wrong building, they meant to hit ours) 30 janvier 2007
Laic. a dit :
Dans son discours du 14 janvier,Sarkosy a fait allusion à la religion en ces termes "Nous sommes les héritiers de deux mille ans de chrétienneté et nous avons un patrimoine spirituel...etc".Soit.Mais ou est la laîcité dans tout cela ?
30 janvier 2007
couscous a dit :
Je suis également de Strasbourg, l’UOIF a tout de même un bilan, celui d’avoir passé l’aspirateur dans la mosquée.
30 janvier 2007
lili a dit :
Bonjour,
Je suis à Strasbourg et j’aimerais qu’on me dise concrètement ce que l’UOIF fait comme "travail formidable" dans notre ville.
Merci de m’éclairer.
30 janvier 2007
julien a dit :
Mr Besson a qualifié le lycée AVERROES à Lille comme un lycée fondamentaliste dans l’ancienne version, et puis après il revient sur ses propos et "corrige" son paragraphe en supprimant 3 lignes concernant Averroes et voila la nouvelle version publiée sur le site du PS. A vous de juger !!
30 janvier 2007
Rachid a dit :
finalement c’est blanc bonnet et bonnet blanc !
J’habite une petite ville de la région lyonnaise :Vénissieux dont le maire:André GERIN se nourrit justement de ces peurs provoquées par ces amalgames pour asseoir une carrière tirée par les cheveux .Il faut savoir qu’une grande partie de la population est d’origine étrangère dont bcp de nords-africains ,travaillant honnêtement, respectant les" lois républicaines ".La plupart de ces personnes dont moi-même sommes offusqués de ne pas trouver des mosqués à Vénissieux car M.le maire bloque chaque projet de construction de ces dernières(voir lyon mag 165 de janvier 07).
Mais là ou le bat blesse c’est que cette même personne déclare et toujours en grande pompe et à qui veut l’entendre que des complots salafistes ourdissent la ville ,que des attentats se préparent dans les caves servant de lieu de prières .Ce même M.Gerin a jeté son dévolu sur l’affaire bouziane,l’imam expulsé , se servant par calculs politiques de cette aubaine pour faire monter sa côte.
M.CROS comme toujours vous soulevez toutes ces injustices par les mots qui, j’espère, atteindrons en temps réel le "candidat" le plus à même de diriger la France . Merci.
30 janvier 2007
Madani, J’ai du mal à trouver du sens dans cette phrase : "la citoyenneté doit être dégagée de toute appartenance ethnique, religieuse et politique" ça ne veut rien dire, à moins que tu n’expliques. L’emploi de dogme (citoyenneté, laïcité, république) ne sert pas à grand chose sans contenu. Lorsqu’il y a un contenu, il est cohérent de l’analyser. Le fait qu’il y ait des associations dans lesquels on se reconnait plus ou moins (c’est pas le problème) n’impacte en rien la citoyenneté. Si l’on se base sur la définition de cette notion, on est bien avancé car c’est sans contenu. Considères-tu qu’un imam, un prête ou un rabin ne sont pas citoyens ? Il est évident que l’islamophobie a une assise importante dans la société française et qu’elle est associée à la droite, le PS veut la récupérer et abîmer l’image de Sarkozy maître des musulmans. Bon nombre de français pensent que Sarko les protège de l’islam et que sans lui, ils se feraient bouffer tout cru : les seigneurs doivent protection à leur cerfs ; ça n’est plus une organisation sociale mais c’est toujours la même représentation mentale. 30 janvier 2007
Lisa a dit :
On l’aura compris:La différence entre ces candidats est ténue.Ils sont davantage préoccupés par le contexte de la politique atlantiste que ceux de leurs populations locales.Heureusement ,on a aussi compris que l’Islam n’a ni les capacités ni l’envergure d’un ennemi.Mais les politiques pourraient fabriquer et amplifier la menace:Cela dépend du contexte et des intéréts du moment.Quand aux français,riches,pauvres,musulmans,chrétiens,juifs,athés,noirs,ils ne demandent qu’à vivre en paix ,avoir un emploi et de la justice pour tous.
30 janvier 2007
Johnson a dit :
le rapport du PS est une nouvelle bourde, mais le PS multiplie les bourdes au cours de cette compagne. Royal peut prétendre à une médaille, elle aura bien mérité.
30 janvier 2007
Tahar a dit :
L’UOIF ne fait que récolter les fruits d’une politique islamo-larbiniste, qui a été une véritable faillite. L’UOIF pourra toujours se consoler en organisant son bazar annuel au Bourget, seule chose que sait faire l’UOIF pour renflouer leur caisse à défaut de renflouer les urnes en faveur de Sarko. Du fait que l’UOIF est plus que jamais minoritaire en France, cette association qui appellera entre deux prêches à voter Sarko, ne parviendra même pas à amener 10 voix à l’ami Sarko qui leur a promis des miettes de son pouvoir.
30 janvier 2007
Bruno a dit :
La gauche caviar dont le couple Hollande- Royal soumis à l’ISF est un des plus beaux fleurons, ne peuvent se départir de leurs préjugés ancestraux sur l’islam et les musulmans. Faut-il rappeler qu’Hollande (surnommé flamby par Montebourg) viendra témoigner en faveur du journal néo-conservateur ultra pro américain Charlie Hebdo ( ex gaucho d’operette) et de son directeur bushiste Philippe Val dans l’affaire des caricatures. Ne soyons donc pas surpris du rapport Besson du PS. Le témoignage de Hollande est un message claire et précis envoyé à destination des musulmans.
30 janvier 2007
Si il y a bien une question sur laquelle toutes les tendances politiques ,toutes les associations sont unaniment c’est bien l’eradiquer l’islam en europe et dans le monde
car sous les adjectifs de fondamentalistes,islamistes etc.... c’est bien l’islam qu’ils visent et d’ailleurs leurs plus grande vistoire c’est d’avoir divisés les musulmans en 2 groupes :
Gentils(les modérés c’est a dire ceux qui n’appliquent rien de l’islam) et les Mechants ( extremistes) le restent ceux qui prient vont a la mosquée combattent l’injustices etc...
LISEZ CE QUE LEURS MAITRES PHILOSOPHES des siecles des lumiéres
disent de l’islam vous serez ecoeurés !!!!
30 janvier 2007
hadere a dit :
Je suis de strasbourg et je ne suis pas membre de l’uoif et sur le terrain , on constate les activités des membres de l’uoif qui font un travail formidable. on se doit des les encourager et les conseiller car personne n’est parfait.
Par contre ce qui me dérange c’est l’attitude de certaines personnes qui ont de la haine dans leurs coeurs commes un certain mohsein qui a été expulsé de cette organisation suite à ces comportements irrésponsables .
Monsieur mohsein est connu à strasbourg.
le jour ou il n’a pas été élu il est devenu malade. Alors je te conseil d’aller te soigner.
Je voulais pas donner à ce monsieur plus d’inportance car il fait rien dans sa ville.
Par contre , je pense que l’uoif se doit de participer d’avantage à léssor de notre société en donnant des consignes aux musulmans pour le vote.
haderé de strasbourg
Merci monsieur CROS pour cet article
30 janvier 2007
Olivier a dit :
Les textes de M. Cros sont toujours aussi pertinents. Mille fois bravo !!!!!!! 30 janvier 2007
wassila a dit :
Ah enfin Dr Abdallah se réanime de son anesthésie locale et de son amnésie partielle : Dans un autre forum autour d’un article écrit par Vincent Geisser, on l’a pris un instant pour un virulent défenseur de L’UOIF car ils soutraitent par ses honorables et loyaux services les affaires du foulard.
Mieux vaut tard que jamais ...
Et, bon reveil Dr Abdallah...
On t’aime bien tu sais...
30 janvier 2007
OIHID a dit :
Pour compléter ce que monsieur J.M. CROS avait commencer, voilà le lien pour télécharger le document en PDF : http://www.box.net/public/static/46jprt04k2.pdf Pour répondre à Anne Marie, Omar (Radiya el-llah 3nhou) disait : « …La sagesse n’est pas de faire la différence entre le bien et le mal, Mais de la faire entre deux MALS ! »(Selon ma piètre traduction). Comme devant une cagette de fruits pourries, on choisis les moins pourries ! « Donc au premier tour je (choisis), et au deuxième j’élimine ! ». 30 janvier 2007
Souhil a dit :
l’UOIF n ’ a pas très bonne réputation. Alours pour changer leur image, L’UOIF joue au gentil en espérant avoir une image qui ne soit pas celle d’une association qui roule pour les barbus tendance FM.
30 janvier 2007
elhma a dit :
l’uoif a toute les raisons du monde de jouer le jeu, je ne vois pas pour quelle raison ils doivent dévoiler ce qu’ils jugent comme relevant des confidences de la maison.
Nous ne sommes pas dans un état anarcho-volchévique, les comptes et la gestion de l’uoif sont communiqués à qui de droit, et seulement à ce dernier.
30 janvier 2007
Dr. Abdallah a dit :
Merci à J.M. Cros pour cette analyse. Il manque à mon humble avis le rôle fondamental des "musulmans de service" au sein des partis politiques de pouvoir.... Ils sont prêt à cracher sur tous et n’importe qui pourvu qu’ils aient accès à quelques cuillères de soupe... Dr.Abdallah 30 janvier 2007
Thomas a dit :
Brillante analyse. Le PS est un parti petit bourgeois qui s’est éloigné des classes populaires et des enfants français issus de l’immigration. Sa vison de l’islam est hérité de la longue mentalité coloniale ominprésente dans les partis actuels.
30 janvier 2007
KARIM a dit :
VOUS TOURNEZ AUTOUR DU POT
TOUT CE QUI EST MUSULMAN EST REJETE COMME INTEGRISTE ISLAMISTE FONDAMENTALISTE...
NOUS FINIRONS COMME DES MORISQUES
30 janvier 2007
Anne Marie a dit :
Je pense que jamais je ne voterai Sarko, les socialistes me donnent franchement envie de vomir, je crois comprendre que Bayrou va témoigner en faveur de Charlie Hebdo dans l’affaire des caricatures de mon prophète bien aimé (paix et salut sur lui). Pour qui voter ???
30 janvier 2007
ismail a dit :
Bonjour Pour une fois que Sarkozy (cf l’article intéressant sur Oumma de Geisser sur "Sarkozy et l’OUIF") a eu une initiative qui aille au delà de la repression contre les sans-papiers, le PS lui reproche de n’être pas assez...anti-musulman. Et ce même PS, par la voie de Besson, diabolise un lycée musulman, en jetant en pature des lycéen(ne)s à l’opinion publique. Scandaleux ! Supposons qu’au PS, on aime 1) les musulmans contrôlés d’une main de fer par les consulats et les ambassades du Maghreb ou de Turquie 2) les "musulmans-républicains" qui passent leur temps à taper sur les méchants intégristes, le voile, Ramadan. 3) une laïcité de plus en plus cache-sexe du refus de l’Islam en France. 30 janvier 2007
mohsen a dit :
Encore un article qui traite de l’UOIF (entr’autre) comme si c’était un bloc monolithique. Il faut savoir que depuis le détournement de cette structure par ce qu’on appelle communément l’équipe bordelaise, on trouve de tout à l’UOIF actuelle sauf de vrai intellectuels qui soit, ont quitté le mouvement depuis, ou carrément été mis à la porte pour ne pas déranger l’équipe au pouvoir. N’y sont resté que ceux ou celle qui vivent du travail islamique comme le dit si bien Sadek Sellam « ils ont préféré le lucratif à l’éducatif » Tariq Oubrou (bien que bordelais mais pas à Paris) est moins à l’UOIF que Chevènement n’est au PS. Par ailleurs la vision dont se fait M Cros de l’UOIF reste tronquée : il n’a vu de l’iceberg que la partie qui en immerge. Certes, la démocratisation croissante du débat sur l’islam et la maturité des jeunes musulmans agissent sur cet iceberg comme le réchauffement des océans et l’augmentation de leur salinité : le bas de l’iceberg fond et la partie supérieure continue à flotter sans une grande partie de sa base. Cette dualité dans la structure qui frise la schizophrénie, que l’on traduit très souvent par le double langage (on devrait parler plutôt de langage multiple cela dit en passant) conduit souvent les analystes à traiter l’UOIF de qualificatifs très souvent diamétralement opposés. Bref, quand on parle de l’UOIF il faut surtout préciser si on parle de l’UOIF d’hier ou de l’UOIF d’aujourd’hui ? Si on parle des responsables ou des membres ? Si on parle de l’UOIF de Paris ou de Lyon Lille ou Bordeaux, Si on parle de la partie apparente ou la partie cachée de l’iceberg ? Même l’IESH qui est affilié à l’UOIF il faut préciser si on parle de l’IESH de Paris ou de la Nièvre (Bouteloin- à saint Léger de Fougeret près de Château-Chinon). Pareil pour le conseil de la Fatwa : il y a celui de l’UOIF et celui de l’Europe… Si l’UOIF était plus transparente dans ses financements, Si les dirigeants actuels de l’UOIF étaient plus démocrates, Si l’UOIF n’avait pas effectivement ‘fleurté’ avec Sarkozy Si l’UOIF s’occupait plus des vrais problèmes des musulmans plutôt que faire la course au pouvoir et à la carrière de ses dirigeants Les Besson & Co n’auraient pas eu le bâton pour lui taper dessus... Ces gens de l’UOIF n’ont par conséquent que ce qu’ils méritent : ceux — parmi-eux — qui font et ceux qui laissent faire... Ceci étant dit, grand merci à J M Cros pour ce pertinent article (sous les autres angles) mais comme le dit Nicolas Beau, journaliste au Canard enchaîné auteur avec Catherine Graciet de « Quand le Maroc sera islamiste » : « Il ne faut pas abuser des tagines… » Tagines dont M Cros raffole et que les gourous UOIFistes à Strasbourg savent bien présenter. 30 janvier 2007
Djawad a dit :
Raison de plus pour voter José BOVÉ
30 janvier 2007
Djawad a dit :
Merci Jean-Michel Cros d’avoir souligné avec brio la méconnaissance des socialos dans bien des domaines. L’islam étant pour eux une religion exotique
30 janvier 2007
Steeliso a dit :
Rien ne me surprend le la part du PS, au contraire cette note est tout à fait logique
30 janvier 2007
walid a dit :
Bien que je ne porte pas l’U.O.I.F dans mon coeur, les socialistes en font un peu trop. D’ailleurs, ils ont été toujours atltantistes et pro-Israël. Madame Royale qui a une connaisance tres limitée de la géopolitique ne fera pas exception à la règle.
30 janvier 2007
Didi a dit :
Jean-Michel Cros affirme : "Ces quelques exemples suffisent à montrer que l’on peut « tout » dire sur l’islam – en l’occurrence sur une organisation musulmane – et surtout n’importe quoi." Je suis tout à fait d’accord avec lui 30 janvier 2007
Madani a dit :
Bien que l’UOIF ne soit pas une association musulmane dangereuse, elle n’en demeure pas moins rétrograde avec une conception de l’islam dans laquelle une infime minorité de musulmans ne se reconnait pas. Je ne suis pas militant PS ; ni UMP, mais un citoyen pour qui la citoyenneté doit être dégagée de toute appartenance ethnique, religieuse et politique.
30 janvier 2007
Sadek a dit :
l’amalgame islam /islamisme est présent au plus haut niveau de ceux qui nous dirifent ou aspirent à nous diriger. Le PS n’échappe malheureusement pas à la règle
30 janvier 2007
Didier a dit :
Merci Jean-Michel Cros pour cette analyse pointue. Ce rapport est en effet totalement infondée . La perception de la présence musulmane en France par le PS à tarvers l’UOIF est inquiétante
30 janvier 2007
Malik a dit :
ça doit faire réfléchir l’UOIF, cette association voulait jouer avec les politiques, qui les ont roulés comme des débutants.
30 janvier 2007
Lounis a dit :
A mon avis ce document est plus politique qu’ académique. Le PS a frappé sur L’uoif qui est une association frères musulmans made in France et de plus sarkozyste. Voilà les raisons de ce rapport
30 janvier 2007
MATOU a dit :
Le PS est un parti qui n’ a jamais rien compris à l’islam ni à l’immigration. Il sont un rapport paternaliste et caricaturale. Je n’ai jamais voté PS, alors Royal n’en parlons pas....
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