L’Algérie : pays des simulacres

L’Algérie nouvelle est une Algérie fabriquée. Le peuple est devenu selon le langage commun « chaab taa el houkouma », à traduire littéralement par le peuple est la propriété du gouvernement. Boumediene a dépossédé le peuple de son histoire, de sa mémoire, de sa volonté et l’a gonflé de vide. Il lui a donné l’illusion de vivre dans la grandeur alors qu’il l’a réellement castré.

Oumma.com Abonnez-vous: RSS E-mail Twitter
Jeudi 9 Septembre 2010
Articles
L’Algérie : pays des simulacres
par Mahmoud Senadji - le lundi 29 décembre 2008


De « Tahia El Djazaïr–Vive l’Algérie » en 1962 à « Pauvre Algérie » en 1999… Quelle image nous donne alors le présent de « l’Algérie de Bouteflika » en 2008 ? Une image d’un pays phagocyté ! L’image d’une Algérie mutante : la « Frankenstein » des régimes politiques modernes. Le régime algérien est le seul régime devant lequel tous les qualifiants restent muets : aucun n’est à sa mesure.

Comment expliquer que ce pays, présenté hier comme le modèle type de la décolonisation, ne renvoie plus qu’à l’image de la monstruosité, de la honte, de la corruption, de la spoliation, de l’avidité et de l’arrogance. Comment expliquer aussi qu’un peuple, présenté comme le modèle du sacrifice, un peuple assoiffé de justice et de liberté, en a été réduit à remettre en doute l’idée même de son existence : nous ne sommes pas un peuple ! 

De ce qui était l’endroit de l’Algérie en 1962, nous avons récolté l’envers de celle-ci en 2008. Comment en sommes nous arrivés à faire de cette belle nuit étoilée de juillet 1962 ce désastre de novembre 2008 ?D’où la question que la révision constitutionnelle impose : ya-t-il encore un peuple en Algérie ?

« Voici ce qu’il ya chez nous : des lois, beaucoup de lois, mais ni justice ni vérité  »[1].« Le divorce est donc considérable entre la classe politique au pouvoir à Alger et l’Algérie réelle. Le jeu compliqué opposant les différents clans pour le pouvoir n’est pas compris par la population qui compare le gouvernement général à un théâtre de marionnettes aux changements d’équipe fréquents et inexplicables » [2].

Ces mots décrivant la réalité coloniale font corps, et, d’une façon plus parlante, à celle d’aujourd’hui. Les époques s’imbriquent et le présent mime son passé le plus proche. De la culture coloniale à la culture militaire. Celle-ci trouve sa source dans les assises du nouveau pouvoir naissant en Algérie : l’Armée. Anti-intellectualiste dans son essence, elle cultive la brutalité, la spoliation, la corruption, la manipulation et la culture du mystère et du complot.

Cette culture, par la suite, ne s’est pas limitée à son corps géniteur qu’est l’Armée, mais a distillé son poison dans tout le corps social et l’a gangrénée. Elle fabrique l’opinion, nomme ses porte-paroles dans toutes les sphères institutionnelles (Présidence, Gouvernement, Parlement, Partis, Syndicats, Médias…). Le même esprit et la même volonté animent le pouvoir militaire et son prolongement civil : assiéger la société pour maintenir sa servitude.

Le ver était déjà dans le fruit. Boumediene s’était étonné d’entendre qualifier son action de coup d’état militaire. 1965 n’était pas un putsch inaugural. Puisque, selon lui, les mêmes forces qui ont institué Ben Bella l’ont destitué. C’est la même force qui déploie sa propre logique : la conquête du pouvoir absolu.

En faillite de légitimité car n’étant pas un chef de région militaire durant la guerre et n’ayant joué aucun rôle historique dans la libération, Boumediene s’adonnera à une tâche machiavélique qui reste son œuvre ultime : la fabrication d’un peuple. Le totalitarisme, ère de fabrication, selon Hanna Arendt, a trouvé en la personne de Boumediene un véritable démiurge.

Boumediene, en guerre contre l’histoire et la mémoire, pour liquider l’héroïsme, fait du peuple le seul héros de l’histoire. Non pour respecter en lui le sujet de l’histoire mais pour le traiter en masse anonyme, abstraite et le réduire en une poussière d’individus qui s’agitent sous le souffle de son verbe magique.

En 1999, Bouteflika, le ressuscité d’un long coma politique de vingt ans, ce fils légitime de Boumediene, gonflé de certitudes, pour accréditer sa menace de nous laisser dans notre médiocrité, annonce au peuple algérien qu’il est orphelin depuis vingt ans : il se veut le souvenir vivant de Boumediene, « le père des Algériens ». Le fils prodige est de retour.

Le spectre de Boumediene hante inlassablement les Algériens. On a fait de son règne un moment nostalgique qui évoque le mythe d’une Algérie glorieuse. Une Algérie fabriquée à l’image de son maître, quand l’évocation de son seul nom inspirait crainte et obéissance. En infantilisant le peuple, Boumediene a confiné le peuple dans une forme d’immaturité et de peur constantes qui l’ont mis depuis 1962 sous tutelle, attendant toujours la venue d’un sauveur (Zorro).

L’Algérie nouvelle est une Algérie fabriquée. Le peuple est devenu selon le langage commun « chaab taa el houkouma », à traduire littéralement par le peuple est la  propriété du gouvernement. Boumediene a dépossédé le peuple de son histoire, de sa mémoire, de sa volonté et l’a gonflé de vide. Il lui a donné l’illusion de vivre dans la grandeur alors qu’il l’a réellement castré.

Trois règnes (Boumediene, Chadli, Bouteflika) caractérisent l’Algérie indépendante. Trois règnes qui, en réalité, se complètent. Car chacune a apporté sa contribution pour aboutir à ce désastre. L’ère de la fabrication d’un peuple par treize ans d’endoctrinement (65-78), inaugurée par Boumediene a glorifié la force et l’esprit rigoriste. L’Algérien, à l’image de son père bienfaiteur, se vantait même d’avoir une tête dure, d’où les expressions florissantes de l’époque (Maaza oulao tarate- une chèvre même si elle vole-, manafhamche oua manhabche nafhame- je ne comprends pas et je ne veux pas comprendre-).

L’intelligence et le génie ont déserté cette terre pour livrer le peuple modelé par treize ans d’endoctrinement à toutes les manœuvres des apprentis-sorciers et l’exposer à toutes les aventures possibles.C’est pour cette raison que, quand Zeroual (Président de 1995-1999) et Bouteflika sur ses traces, accusent Chadli d’être à l’origine de tous les malheurs de l’Algérie, le bon sens s’insurge pour dénoncer cette stratégie du bouc émissaire qui cherche une légitimité en déployant le burnous de Boumediene.

 Car si un homme comme Chadli est arrivé à la magistrature suprême, c’est bien parce qu’il était présidentiable vu qu’il était membre du Conseil de la révolution (1965-1978). Et qui a fait de lui un homme présidentiable si ce n’est Boumediene dont on chante tant l’épopée ?

« Pour réussir il faut être médiocre ». C’est l’expression clé qui caractérise le règne de Chadli. Quand on associe à la force la médiocrité que le règne de Chadli symbolise, l’Algérie était grosse de toutes les aventures possibles. La décennie rouge de 1992 n’est que l’aboutissement du mixage de la force et de la médiocrité.

L’islamisme, dans sa finalité, n’a fait que renforcer la dictature en dotant l’Armée d’un maquillage républicain. De la peur des années 70 à la terreur des années 1990. La finalité est d’extirper du corps social l’idée même de la résistance.

Du simulacre de l’indépendance au simulacre de la république. Deux simulacres sur lesquels la culture militaire fonde sa légitimité. De la fondation de l’Etat algérien au fondement de la République.

Boumediene n’a pas fondé un Etat puisque celui-ci n’existe pas. En Algérie n’existent que des pouvoirs qui font et défont la société au prix même de s’entredévorer mais sans jamais s’anéantir. Quant au terme de République, nous ferions mieux de fermer le dictionnaire.

En fabriquant un peuple, Boumediene a défiguré l’Algérien ? Qu’est devenu l’Algérien d’hier, assoiffé de justice, de vérité et d’égalité ?

C’est la rue algérienne qui a sculpté sa propre représentation à travers le concept qui résume toute sa déchéance : « El Hogra ». El Hogra est la quintessence politique de la culture militaire. Ce mot, dont la généalogie remonte à la période coloniale, résume, à lui seul, l’état d’une population asservie, méprisée, humiliée et paupérisée.

 Ce terme, qu’aucune forme ne peut réellement contenir, si chargé de sens, à l’image du Cri de Munch, intraduisible, signifie l’institutionnalisation de la servitude ; ce terme d’émanation populaire éventre le tréfond du peuple qui exprime tout son martyr, sa rage et son désespoir. A travers ce mot, c’est le peuple qui revendique son statut de victime. Le simulacre de l’Indépendance qui a pris la forme d’une colonisation intérieure dure depuis 1962.

De quoi le règne de Bouteflika est-il le simulacre ? Celui de la concorde et de l’unité nationale.

« Il ne suffit pas d’être riche mais très riche ». C’est l’expression maîtresse de l’Algérie de Bouteflika. L’argent, dernière pierre ajoutée à l’édifice de la culture militaire, a fini par métamorphoser la société algérienne. Pareille à une course de rats dans un tunnel, la société algérienne dans une avidité frénétique n’a pour unique devise et valeur que celle du Dinar et de sa convertibilité en Euros.

Profondément attachée à la vie, à n’importe quelle vie, vivre à tout prix, sans honneur et sans dignité, l’Algérie de Bouteflika est à vendre au plus offrant. Le peuple manque. Cruellement.

Si Boumediene a fait du peuple sa propriété, son œuvre, Bouteflika, en revanche, pour parachever l’œuvre de son idole, veut faire de l’Algérie sa propriété. Puisque, à l’image de Créon dans l’Antigone de Sophocle, Hémon en s’adressant à son père Créon,  l’accuse de dictateur capable de régner même sur un désert. Bouteflika ne peut admettre que de cette masse informe qu’est devenu le peuple quelqu’un puisse lui succéder. Il ne peut admettre qu’une seule mort. Une mort sur le trône. Des obsèques nationales. A l’image de son discours lors de l’oraison funèbre de Boumediene.

Trois règnes. Trois morsures venimeuses. Le tryptique est achevé. Le panneau central est celui de Boumediene auquel s’ajoutent les deux volets de Chadli et de Bouteflika. La Force mariée à l’Ignorance et l’Argent. C’est le Désastre.

Même si je suis pris dans l’étau, entre l’Occident le traître et mon frère le sot , « ni abdiquer ni se taire »[3]. Les silences face à l’histoire sont des silences coupables. Ils finissent toujours par ressurgir sous une forme qui défigure le présent.

Que nos voix, associées à d’autres, qui sont l’expression d’une rage intérieure dévorante, se transforment en graines et ensemencent le sol d’un rêve. A l’instar d’une passion : une Autre Algérie est possible.



[1] Mohammed Dib, « Le Compagnon », in Au café, Actes du Sud, 1996.

[2] Annie Rey-Goldzeiguer, Aux origines de la guerre d’Algérie 1940-1945, La Découverte, 2002, p .118.

[3] Voir l’article de Rachid Benyellès, Algérie : non à la présidence à vie !, le Monde, 10 novembre 2008.



Vos réactions et commentaires sur cet article

9 juin 2010
Ihsane a dit :
Bonjour à Tous Cet article me fait mal, car il renvoie à des faits que l’on ne peut peut-etre pas nier, en fait, c’est une façon POSSIBLE de voir les choses, mais ce n’est, je pense, pas la seule. En effet l’Algérie est en construction, elle est passée par bien des épreuves et c’est le prix de la maturité qu’elle paye bien cher, mais gardons espoir et œuvrons pour le mieux, comme le dit Badro "Commençons pas nous mêmes et Dieu s’occupera du reste (لا يغير الله ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسه)". Vive l’Algérie, courage au Peuple, il ne faut pas perdre espoir, Dieu est avec nous et nous guide,Inchaa Allah.
5 mai 2010
ben a dit :
comme beaucoup de cette pseudo-intelligencia algerienne faisant les "beaux" en europe, jouant les "refugiés intello", il faudrait un peu plus de fierté et de confiance dans le coeur de cet auteur....
22 avril 2010
Badro a dit :

Bonjour,

Il faut construire "le monde des idées" pour récolter les fruits dans "le monde des choses" (termes utilisés par M. Bennabi). Cela pour dire que seule la science et les idées peuvent apporter le changement tant espéré (l’europe en est un bon exemple et les arabes avant eux).

Commençons pas nous mêmes et Dieu s’occupera du reste (لا يغير الله ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم).

Salem Alikoum

5 décembre 2009
Baraa a dit :
A l’époque de Boumedienne, les bus, publics, partaient à l’heure, les trains fonctionnaient, le barrage vert était créé, les routes entretenues, la scolarisation fonctionnait, et un peuple largement analphabète apprenait à gérer un pays qui avait été géré par les colons. l’Algérie éveillait l’admiration du monde pour son indépendance, ses tentatives sociales et socialistes, etc, etc. même encore aujourd’hui, l’Etat existe, mal, mais il existe, à la différence du Maroc, de la Tunisie, de l’Egypte où il n’y a qu’un pouvoir sans corps des fonctionnaires de l’Etat. Les comploteurs de l’armée issus des clans pro-US et pro-français dans l’armée en commun avec les "Afghans" formés par la CIA en Afghanistan ont été envoyés pour détruire ce pays dans une guerre "pseudo-civile" importée dans ce pays qui était un (mauvais) exemple pour le tiers monde, vu de l’ouest. Pas au Maroc, pas en Tunisie, là c’était des vassaux, alors on a fait la guerre à l’Algérie, comme à la Yougoslavie non alignée. Cela a été possible car dans l’ombre de Boumedienne des vipères s’étaient tapies. Sa seule erreur avant d’être assassiné, est de ne pas avoir été assez dur avec les factieux et les clans. Mais aujourd’hui, quelques signes montrent que l’Algérie repart. Son peuple retrouve un début de dignité.
14 septembre 2009
musulmane de France Algerie a dit :

la recette des hydrocarbures au lieu d’aider l’ALGERIE à s’ameliorer, l’a precipite vers un chemin incertain .

Elle a perdu son savoir vivre et risque d’y perdre son ame .

JE PARTAGE TOUT A FAIT CET ARTICLE DE MR SENADJI . les Algeriens ne sont pas dupes des simulacres mais qu’attendent ils POUR UN RADICAL CHANGEMENT ?

31 août 2009
voiclairet+ a dit :
le constat est amer mais l’article de Monsieur SENADJI contient beaucoup de vérités.Simple citoyen j’ai vécu toutes ces situations depuis 1962 et à la lecture de cet article j’ai revécu en partie toute l’amertume que je ressentais de voir mon pays en de si mauvaises mains. oui une autre Algérie est possible.
24 août 2009
KILAM a dit :
salem ali koum, voiçi un exemple de sujet typiquement arabe (algérien) qui est celui de critiquer et detruir les impultions économiques et de modernité dans tous les secteurs activités d’un pays en voie de dévellopement.Aucun pays dans le monde n’est un modéle de démocratie........... L’ALGERIE N’A JAMAIS ETE EN VENTE EST ELLE NE LE SERA JAMAIS.Hommage aux ALGERIENS qui se sont battus pour leur pays.
23 juin 2009
le président Chadli fut le président de l’ouverture ( liberté de la presse, partis, etc.....)
17 avril 2009
hmimed a dit :
Qui veut connaitre vraiment bouteflika n’a qu’a ecouter ou regarder l’oraison funebre de boumedienne apres sa mort mais la version complete pres d’une heure
21 janvier 2009
selma a dit :

L’ Algérie d’ aujourd’hui est une Algérie fabriquée ?Dans quelle usine ?Dites-le nous, nous essaierons de trouver une autre usine qui fabrique une autre Algérie !!!

Non,l’ Algérie d’aujourd’hui n’est que le produit de son histoire passée et récente et c’est celà qu’il aurait fallu expliquer au lieu de faire les constatations que tout le monde peut faire .

L’histoire de l’algérie ne commence pas avec Boumédiène, mais bien avant lui et bien avant le mouvement national ? et ce n’est ni Boumèdiène, ni Chadli, niBouteflika à eux seuls qui font l’histoire de l’Algérie ; dans votre contribution, il y a un grand mépris du peuple algérien, que l’on peut manipuler à son gré,en faire un troupeau ! non, Mr, ce n’est pas ça le peuple algérien : Il y a encore dans ce peuple des "Antigone", qui continuent à se dresser face à tous les Créon , mais ceux-là croient en leur pays.

10 janvier 2009
jeanlo a dit :

salam alaykoum

mahmoud merci pour ton article oui tu definis veritablement la situation "au bled"

j’ajoute que boumedienne à "voulu" être zorro mais on ne joue pas à zorro quand on a pas la cape et l’épée.

de tous les pays arabo musulmans c’est le systeme autoritaire de l’algerie qui detient le triste record de vie enlevées par assassinats arbitraires, executions sans jugements, pisparition de "suspect", massacres de population, bref ce systeme n’as fait que de flinguer son peuple pour arriver aux nombres de victime depuis 88 source algeria watch à plus de 500 000 morts.

boucheries sur boucheries, massacres sur massacres, voilà comment ce pouvoir maintiens son pouvoir avec la benediction avec le silence et la complicité de la france

salam

1er janvier 2009
Irth Banu Berzal a dit :

Réaction à l’article de M. Sanhadji

Mahmoud Sanhadji n’avait aucune intention d’apprendre quoi que ce soit à qui ce soit. Il n’a fait que nous rappeler des vérités, en mettant quelques points sur leurs véritables « i ». Il invite à l’éveil plus qu’à la révolte, à une sorte de prise de conscience quand aux jeux et enjeux nés de l’entrecroisement d’une pléiade de pouvoirs qui assurent historiquement la survie de ce que l’on pouvait considérer comme le droit de faire de l’Algérie et de ses populations « l’anti-peuple par excellence » producteur de ses propres manipulateurs à qui il doit son mal vivre actuel. Bouteflika, dans la « nasse objective et objectivante » où il se trouve, par choix ou par nécessité, peut-il faire autrement que de mourir sur le trône ? Le système, le régime, la gente désormais militaro-civile, la clique régnante, a-t-elle elle aussi le choix, dès lors qu’elle peut mesurer et craindre pour elle-même les conséquences que ses déviations, ses malversations et ses trahisons, peuvent représenter comme menaces et risques dans un véritable Etat de droit où ils pourront être jugés pour abus de l’histoire et des biens les plus inaliénables de la société, par détournement et indue appropriation. Dans le discours de M. Sanhadji, je n’ai aucun moment eu l’impression qu’il y a palabre ou défoulement, ce qui continue de se passer en Algérie, le présent, ne pouvant le laisser indifférent, même s’il vit désormais en France. L’Algérie sans son peuple, ne serait qu’un territoire, qu’une géographie, sans autres attaches culturelles et historique que celles qu lui ont préfabriqué les tenant du pouvoir depuis 1962 à 2008. Ors aujourd’hui, le peuple semble vidé, complètement vidé de sa substantifique moelle ancestrale, la conduite sociale étant au tout venant ou à tout va l’eau. Et c’est ce fait le plus mal. M. Sanhadji, n’a à aucun moment cherché à dénoncer, et à aucun moment il n’a donné l’impression d’avoir un compte à régler avec qui que ce soit, pas plus avec Boumediene, qu’avec Chadli ou Bouteflika. Quand aux perspectives, Dieu sait qu’on aura beaucoup de peine à les esquisser, tant que les tenants du pouvoir disposeront de la rente qui leur permet de tout acheter ou de mettre à genoux tout ce qui de près ou de loin pourrait remettre en question leurs main mise non seulement sur les richesses du pays mais aussi sur les consciences. L’appel à l’éveil est signe d’espoir et non de désespérance. Cette main mise sur les consciences a depuis longtemps servie à « assagir » ceux qui parmi nos intellectuels avaient à un moment ou à un autre, donné l’impression de ruer dans les brancards, du dedans comme d’ailleurs du dehors. On peut conclure qu’au regard de la situation actuelle en Algérie, trop d’intérêts sont en jeu, pour que ce qui se passe, et pas seulement le fait pour Bouteflika brigue un troisième mandat, soit le fait d’un seul centre de décision politique, mais plutôt d’un entrecroisement de négociation et de compromis concernant la redistribution des postes et des privilèges. Une redistribution, de plus en plus nécessaire à l’avidité et au développement de plus en plus exponentiels des acquis de certains et de leurs rentes de situations. De ceux qui restent dans l’ombre bien plus que de ceux qui le font voir au grand jour…ou même ceux que des « intelligences bien intentionnées » mettent sous les feux de la rumeur populaire ou des projecteurs d’une presse - que l’on tente par tous moyens d’assagir faute de la mettre au pas - pour qu’ils puissent servir de boucs émissaires ou pour épater la galerie de nos médias. Une chape « objectivée » historiquement et formée de la conjonction d’intérêts difficiles à identifier - savamment composée de béton multicellulaire mais aussi et surtout de toutes sortes de métaux lourds constituant autant de cloisonnements hermétiques et étanches – qui empêche d’aller voir là où il ne faut pas…On ne compte plus les journalistes trop curieux qui en ont faits les frais. Comme on ne peut mesurer jusqu’où peut aller l’autocensure intellectuelle ou la crainte de se faire mal voir. D’autres que M. Sanhadji, ont pensé qu’en Algérie on a affaire, non pas à des individus ou à des volontés de puissance personnelles mais plutôt à une raison systémique d’essence clanique à relents associés new tribal et « techno-bureaucratique ». Cette raison qui n’est plus celle de la logique révolutionnaire, est assez représentative d’une logique hybride ou viennent sans cesse s’entrecroiser des intérêts paradoxaux ou des alliances historiquement contre natures, largement servie par la larbinerie des élus à tous les niveaux. Des élus dès le départ « politiquement dévalorisés » rigoureusement encadrés par une administration wilayale et étroitement surveillés par les « services » qui tiennent la plupart d’entre eux sous la menace d’un dossier assez compromettant. Une sorte d’épée de Damoclès au dessus de leurs têtes. Cette logique hybride et paradoxale se distingue par un manque de lisibilité vite relayé par la circulation de rumeurs que chacun nourrit à sa manière ou selon ses intérêts. Cette raison d’Etat veille à maintenir le seuil de l’incompétence gouvernementale à un niveau politiquement acceptable pour qu’à aucun moment il n’y ait remise en question des intérêts en jeu ou des privilèges de ceux qui sont parvenus à se hisser aux plus hauts sommets de chacun des espaces de pouvoirs. Premier ministre et ministres, hauts responsables à la tête des grandes institutions de l’Etat, étant appelés à servir loyalement de fusibles en cas de nécessité ou dans l’urgence d’une pression trop forte. Quand à l’opposition, dont le déficit de présence et d’existence politique est devenu flagrant, on peut penser qu’elle a été savamment dévitalisée, surtout depuis l’apparition du pôle islamiste modéré désormais « allié objectif »peut- incontestable du système en place, associé au gouvernement. Enfin, la presse car il faut bien en parler, il lui est désormais permis de s’exprimer dans les limites d’une sorte d’accord tacite quitte à lui fournir de temps à autre des informations ou des boucs émissaires de seconde main pour lui garantir une certaine légitimité et une liberté de ton appelée à faire illusion devant ses lecteurs. Il lui est même permis de s’écarter ou de repousser de temps à autre les lignes de démarcation, le temps d’une affaire montée en épingle et concoctée ailleurs…dont certains journalistes « de services » ou manipulés, se font les relais. La vérité algérienne quand à elle, peut-être se situerait-elle à mi-chemin entre l’Algérie des simulacres telle que nous l’a décrite M. Sanhadji et l’Algérie de tous les paradoxes telle que nous la décrivent d’autres. Etant entendu que dans un cas comme dans l’autre, il devient difficile de parler d’Etat de droit ou de démocratie, malgré les espaces de liberté dont disposent les Algériens qui n’ont pas encore accédés à la citoyenneté. Irth Banu Barzal

31 décembre 2008
Outcast a dit :
Salam, Boumediene nous a donné une fausse idée de nous même et ceux qui l’ont suivi nous ont révélé à nous même. Nous étions les meileurs et nous nous sommes rendu compte que nous étions loin du compte, pour ne pas dire autre chose. Je n’y crois plus.
30 décembre 2008
maghnia a dit :
il ne faut pas étre un grand savant pour analyser la situation critique que vit l’Algérie...à part ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face ..Alors assez d’analyser cette situation ...donner nous plutôt des solutions et nous vous suivrons..par où faut-t’il commencer ? merci
30 décembre 2008
Salim a dit :

(merci de ne pas me censurer..)

Texte sans aucuns intérêts, si ce n’est un énième exercice d’auto flagellation de la part d’une personne qui a surement oublié les quelques vertus de l’epoque de Boumedienne ( qui est mort, allah i rehmou avec 0 franc sur son compte en banque..faut il le rappeler ???)..Le texte ne contextualise ni ne remet les faits dans leur environnement local, régional et mondial de l’époque..c’est trop facile de critiquer de la sorte quand on n’a manqué de rien et étudié dans les plus grandes universités africaines ( ce n’est pas de moi ce constat..) pour ensuite aller exercer sous d’autres cieux ou le francs et le dollar sont la monnaie..O certes rien n’était rose ou parfait à cette epoque, rien, c’est sur..qu’elles etaient les references de l’epoque ? merci de m’en citer quelques unes..et encore merci de ne pas me censurer..

p.s : je ne suis nullement un nostalgique de Boumedienne ni un fils d’apparatchiks du FLN..

30 décembre 2008
Hakim. Algérie a dit :
Boumédiène a reussi là où Satan n’a pas pu : créer une mentalité d’assisté,développer une nature chez le peuple dont le slogan le plus en vue à l’époque était "ragda oua tmangé". terrible, comment étions-nous arrivés à détester le travail et à aimer le repos et la fainéantise ? C’est du temps de ce faux enthousiasme révolutionnaire, du temps de la "révolution agraire" et "des villages socialistes". Le paysan algérien dont on connaissait l’abnégation, le sacrifice et l’amour du travail s’est vu transformé en fonctionnaire de la terre et recevait des bénéfices pour un travail qu’il ne faisait pas, au point où les champs étaient désertés et où on appelait les paysans des cafés, interrompant leurs parties de dominos, pour recevoir les "bénéfices ". Terrible, ce que Boumédiène a fait pour son propre prestige, laissant une Algérie vidée de tout , détruisant une valeur aussi cardinale que le travail.
29 décembre 2008
Yanis. a dit :

Cher monsieur

Il est regrettable que le défunt Houari ne soit plus de ce monde pour vous répondre. Quant à l’Algérie, sans vouloir vous contredire, elle a fort bien réussie son entrée dans la modernité, à plus d’un titre : 1) la corruption n’est pas l’apanage de ce pays, elle est mondialisée, certains ayant juste un peu plus d’invisibilité que nous ; 2) le peuple n’est fondamentalement aliéné que par son consumérisme compulsif, le broyeur de mémoires et d’identités par excellence, qui je le signale est le fruit d’une doxa bien moderne, et non du socialisme arabe ; 3) quand aux institutions, elles connaissent la même débâcle que tout pays ayant eu à cœur d’appliquer notamment les recettes du FMI, le tout saupoudré d’une épidémie de médiocratie mondiale galopante...

Ceci pour le constat des faits. Quand à Boumediene, cet hérétique de la "modernité" Ultra libérale (et complaisamment islamophobe), son crime est d’avoir essayé d’accomplir tout le contraire : des institutions régaliennes solides, un régime socialiste basé sur la solidarité et le développement par le bas, privilégier l’accès à l’éducation et la santé pour tous, et par dessus tout redonner à un peuple meurtri par les ténèbres coloniales sa dignité et un rayonnement sur la base du droit à l’autodétermination, et le soutien des mouvement indépendantistes du monde entier... (Les palestiniens manquent cruellement d’un Boumediene par les temps qui courent). Naturellement, tout n’était pas aussi lénifiant, mais fallait-il autre chose qu’un régime autoritaire pour coordonner le développement d’une nation nouvellement née, et la protéger de la prédation extérieure (songez à l’Amérique latine ou au moyen orient) ?

Le seul vrai drame de l’Algérie est que les pousses plantées par l’oncle Houari n’aient eues le temps de prendre racine, aidées en cela par la "faucheuse" venue du nord (maladie ou empoisonnement ?). Dés lors, évitons je vous prie , les faux procès (aux relents revanchards), qui ne feront surement pas avancer ce pauvre pays... Car l’Algérie actuelle nécessite urgemment un Boumediene à son chevet, mais le mérite t-elle encore ?

Cordialement

29 décembre 2008
feyss a dit :
salam aalaykom, je suis complétement d’accord avec le professeur, et au lieu de rester les bras croisés, je propose de créer un front de libération national des algériens et pourquoi pas des arabo-musulmans vivants en france( j’en rêve tt les soirs). cordialement
29 décembre 2008
moh_djouder a dit :
Merci mon professeur ! Enfin un appel pour une Algérie libre. De notre intellectuel exilé pour ne pas être victime ou complice du régime néocolonialiste, dont les ex officiers de l’armée Française devenus généraux après l’assassinat et l’emprisonnement de nos révolutionnaires suivi du coup d’État ont fabriqué des marionnettes de Présidents avec leurs troupeaux de peuple à l’image du système corrompu. Notre pays aussi riche en ressources naturelles que les pays du Golf est aussi pauvre que les pays dont le PIB est le plus bas. A quand une révolution populaire pour un pouvoir légitime ? Voici 46 ans après "L’indépendance confisquée" comme disait Ferhat Abbas, Mahmoud SENADJI nous a dressé un portrait inédit de notre chère patrie. Avec mon soutien un notre ancien prof de philosophie de l’art qui nous a éclairé le monde des idées et éveillé nos consciences de la réalité d’aujourd’hui. Ton ancien étudiant à l’ESBA d’Alger, Mohamed DJOUDER de Paris m.djouder@ile-graphique.com
29 décembre 2008
doc_justice a dit :
ben notre ami ne nous apprends rien en sommes,tous le monde le sait et se tait,je n’aime pas trop la rethorique elle n’apporte rien de concret !Les palabres ne suffisent pas et ne suffisent plus,sinon ce serait un simple defouloir pour défaitistes en puissance,puisqu’on sait tous ça depuis belle lurette alors à quoi rime de remâcher les mêmes mot sans fin, la vérité c’est qu’on s’est fait coincés dans une dimension entre l’adolescence politique et sa maturité nous n’avons pas de statut définit en tant qu’algeriens responsables ça n’a aucun sens de rabâcher un truc que nos petits enfant savent à ce rythme on est bel et bien cuit car toute démocratie mérite sacrifice !Ou est le notre ?....
29 décembre 2008
Hind a dit :
Salut tout le monde. Je tiens a saluer aussi comment-fer-Algérie-mon amour j’ai aime et apprecie ce qu’il a ecrit , et j’aime et j’apprecie d’autant plus la politique du President Bouteflika
29 décembre 2008
Uber alles a dit :
Azul fellawen, Salamaleikoum, Ce genre d’article sur l’Algérie manquent cruellement sur ce site ! Gloire à nos Martyrs et mort aux dictateurs et aux traîtres qui les soutiennent.
29 décembre 2008
sousou a dit :
waaaaa c’est magnifique !!
29 décembre 2008
tayeb a dit :
salem alikoum ,etant petits fils de résistant algérien originaire de kabylie je tiens a vous dire que malgré tous ses cancers qui harcèle mon Algérie tant aimé,elle était avant eux et elle sera après eux INCH’ALLAH.
29 décembre 2008
Ali B. a dit :
Nom d’une pipe, quel grand et beau texte ! J’en suis tout remué. Merci.
29 décembre 2008
fb a dit :

Bonjour, salam

"En faillite de légitimité car n’étant pas un chef de région militaire durant la guerre et n’ayant joué aucun rôle historique dans la libération"

Il ne faut pas sous estimer le rôle du colonnel Boumedienne dans la stratégie de libération. Celui ci a su jouer un rôle essentiel dans les forces postées aux frontières. Forces militaires restées intactes et qui ont su tres rapidement s’accaparer le pouvoir et écfarter toutes concurrences en particulier celle représentée par le GPRA (gouvernement provisoire). Boumedienne a su attendre son heure.

Si on ne souligne pas ces faits, on ne peut comprendre l’hégémonie de Boumedienne dans l’Algérie indépendante. L’hégémonie du militaire sur les forces civiles et démocratiques.

Secondo, on ne peut parler de l’Algérie sans parler de la France et de son rôle dans l’indépendance algérienne. Celle ci avant de se retirer a favorisé l’accés au pouvoir de la frange militaire la plus dure des forces algériennes. On a échappé d’un chouilla de voir la même configuration en France. La mauvaise graine a été plantée dés le départ, il ne faut donc pas s’étonner de voir maintenant une plante épineuse.

Bonne année

29 décembre 2008
Lola a dit :

Cet article n’apporte rien de nouveau sur l’Algérie, pays où certains fléaux se voient beaucoup plus nettement qu’ailleurs et où les simulacres ne sont que des tentatives malhabiles de singer des normes et une visibilité imposées par l’occident moderne mais aussi simulacres, la "fabrication" d’une idendité arabe et musulmane, qui a imposé ses normes par le fric.

Pas le temps d’en dire plus pour aujourd’hui si ce n’est qu’il arrive un temps où les vérités doivent se faire jour. Que chacun les regardent bien en face, sans tenir compte du bruit et de la fureur alentours, ça urge pour tout le monde, tant les individus que les peuples.

Encore un petit mot : Si les "propriétaires" de l’Algérie se sont approprié le peuple, ouvrez un peu plus les yeux et vous verrez qu’il se passe la même chose ailleurs, même si c’est moins visible.

Salam.

29 décembre 2008
grya26 a dit :
Attention à vouloir trop dénoncer on tombe dans la désespèrance. Dénoncer ne suffit pas, encore faut il travailler à dégager d’autres perspectives, ce qui est loin d’être le cas de cet article. L’auteur deverse son fiel révellateur d’une énorme déception que je comprend trés bien, car l’image que nous renvoie l’Algérie d’aujourd’hui est pitoyable et dramatique. Il est vrai que l’on ne peut décemment pas parler de démocratie pour qualifier la réalité politique de ce pays, que la prévarication,la corruption,le m’a tu vus font office de loi du plus fort. Mais le peuple algérien en est la grande victime et loin de s’en satisfaire ne rève que de changer cet état de choses. N’en déplaise à certains il y faudra peut être du temp mais la situation de l’Algérie est condamnée à évoluer car aucun peuple n’accepte de subir indéfiniment ce que les pouvoirs successifs de ce pays lui font subir.Non le peuple algérien n’a rien perdu de son sens de l’honneur ni de sa fierté.Il aspire trés fort à accéder à une vie meilleur dans un pays où la loi fait la loi.Le peuple algérien sait trés bien les richesses qui lui ont été données, et il aspire à une redistribution plus juste de ce qui lui revient de droit, c’est à dire le fruit de la lutte pour l’indépendance de son pays comme une compensation du prix du sang versé.
29 décembre 2008
peu importe a dit :
Merci pour cet article. A part un petit détail par-ci, par-là, je le fais mien, moi qui suis algérien.
29 décembre 2008
Fatima de Bagnolet a dit :

salam’alikoum

1er Mouharram 1430

Mes voeux de santé de bonheur de barraka d’amour de prosperités de sagesses.. à tous les algériens et algériennes ainsi qu’à tous nos frères et soeur musulmans de notre planète..A nos frères et et soeurs PALESTINIENS qui souffrent horriblement du sionisme...évidemment aux frères et soeur d’oumma.com également !!

Suite à cet article de Mahmoud Senadji permettez-moi de délivrer solennellement mes pensées : Au peuple algérien

Nous avons tellement critiqué notre passé individualiste de ces gouvernants et gouvernés (riches ou pauvres culturellement)... que nous n’arrivons plus, soi-disant à progresser, ensemble, pour une véritable NATION remplie d’espoir à l’égard des damnés de la terre..et si maintenant, chacun d’entre nous pensait maintenant à sa soeur ou son frère ? Qu’en serait-il ? Nous le souhaitons vivement...

Allah RALLABE est derrière NOUS.

.Le MEKTUB il faut l’écrire de ses ACTIONS BONNES à l’égard de ses frères et soeurs démunis algérien(ne)s ou pas ! Croire à nos potentiels c’est croire en une vie meilleure !

Si quelques hommes ont fait de la France ce qu’elle est : un territoire de paix relative !! pourquoi quelques poignées d’hommes et de femmes algériens n’en seraient-ils pas capable, il faut continuer de rêver pour un monde meilleur, une véritable révolution prendra forme au sein de notre Pays Inch’Allah !

29 décembre 2008
Farid a dit :
Bravo à l’auteur de cet article. Je n’ai pas souvenir d’avoir lu un article aussi pertinent et objectif sur l’Algérie. Cela nous change de ces articles laudateurs à la gloire d’un pays"fantasmé". Je ne parle même pas des autres pays du maghreb où c’est le "foutoir" généralisé mais où les thuriféraires y voit couler le lait et le miel. C’est en ayant des positions courageuses comme celle de l’auteur de cet article et en dénonçant ce qui se passe dans nos pays respectifs d’origine que nous pourrons je l’espère les faire avancer.
29 décembre 2008
comment-fer-Algérie-mon amour a dit :

Bonjour, salut, salem

Elle est toujours debout quoiqu’on en dise ! Docteur, Docteur !! c’est tres complexe à comprendre une névrose à fort caractère mélancolique.. !!! Et si nos intellectuels de la diaspora retournaient dans leur pays y travailler, les aider oh avec les "si".

Peuple ALGERIEN réveillez-vous. Il n’est jamais trop tard pour BIEN FAIRE, il y a des pays qui se reconstruisent en moins d’une génération Internet est un formidable OUTIL à la communication PENSEZ-Y !

La dignité a existé par votre passé.. elle continue de l’être au présent, elle existera encore Inch’Allah dans cette terre de d’ 1 million et demi de shouhaddas voire davantage, les points de vue sur notre Pays il y en autant qu’il y a d’ algériens sur cette terre !!!

Alors pour ce qui est du RAPT idéologique de notre PEUPLE par des chefs militaires ou pas..il est vrai que c’est la plus grande des bêtises dont on nourrit..c’est peut-être aussi un mythe que l’on aime entretenir, les americains se sont abreuvés de la cow-boy attitude ! Simulacre ou pas, l’algerien reste un phénomène authentique du mal-être de cette planète !

Bon pour parler concrètement à mon niveau, Juste 2 trucs, si seulement AIR ALGERIE, rabaissait un petit peu leurs tarifs, cela permettrait à nos chers americano-algériens, nos européo-algeriens etc d’autres compatriotes d’autres contrées de venir plus facilement transmettre des livres des ordinateurs et d’autres choses bien utiles à ce peuple assoiffé du comment faire pour réussir fi hadde dounia wai fil akhirra.. etc mais Allah Rallabe ! Les gestionnaires de cette grande suporcherie aerienne évoquent aussi la crise et la montée du prix du pétrole (trés gonflés ces mecs n’est-ce pas !) !

Second truc important :

Et si seulement ce peuple algerien luttait pour des hôpitaux de meilleures qualités et y mettait tout leur paquet d’énergie ! C’est mon rêve ! C’est mon combat ! Vous voulez observer l’état de santé de l’algérien c’est bien simple : découvrez les cliniques privés et les hôpitaux publiques vous comprendrez mieux ! ALLATIF ! ALLATIF ! ALLATIF ! ALLATIF !

Quelle catastrophe que de voir un tel état de fait !!

Mes frères et soeurs algériens, ce serait déjà pas mal !

ALLEZ JE VOUS AIME TOUTES ET TOUS, ALGERIENS et ALGERIENNES (autre chose que l’on n’ a jamais su dire entre nous. Je t’aime en DIEU, A HABBAK BEZZAF YE JEDDEK.. ! oh oui, la Mouhabba est une ENERGIE incommensurable, elle est plus forte que la haine et le racisme sioniste que l’on manipule dans nos esprits !!)

Bonne journée et meilleurs voeux pour 2009 à toutes les familles algeriennes d’ouest en est du nord au sud, ainsi qu’aux frères et soeurs d’ OUMMA.COM qui nous allouent leur espace afin de nous exterioriser afin de nous psychanaliser, à la Frantz Fanon (paix sur son âme) pourquoi pas !!

29 décembre 2008
Rachid ZANI a dit :
Il suffit à l’algérien de se mettre o travail. Il permettrait à l’Algérie,son pays de retrouver son leadership en méditerranée et de disposer selon ses bons entendements des questions majeures. Il est évident qu’un troisième mandat pour M.Bouteflika,serait éprouvant seulement en a t-il manifesté la moindre allusion qu’il fasse tirer des conclusions hâtives ? Pour ma part,je fais confiance à l’ancien.
29 décembre 2008
nanny a dit :
L’Algérie comme tous les autres pays se construit , dans la difficulté et la peine comme il en est pour toute communauté humaine , dans l’enthousiasme parfois lorsque des évènements importants se passent. Ce n’est pas parce que l’Algérie a beaucoup souffert pendant sa guerre de libération que tous ses habitants doivent être parfaits ! La perfection n’étant pas de ce monde , les algériens comme leurs dirigeants font ce qu’ils peuvent pour survivre dans ce monde tenu de main de fer par les grandes puissances, les multinationales, les puissances d’argent etc... Boumedienne en son temps a été un président digne qui s’est fait lui-même et qui a sacrifié sa jeunesse à l’Algérie. Ne serait-ce que pour cela, nous lui devons un total respect.Personne ne peut empêcher que des margoulins se glissent dans une équipe dirigeante pas même dans les pays dits démocratiques alors des "simulacres" il y en a partout !!

Réagissez !

modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?

(Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

 
Oumma Television Pakistan 2010

 





 

» Mentions légales » Qui sommes-nous ? » Plan du site » Agenda
» Nous contacter » Revue de presse » Horaires des prières » Coran