Wednesday 20 August 2008

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine au large du Golfe arabo-persique

Par *René Naba
lundi 24 septembre 2007

La plus importante concentration navale de l’histoire contemporaine est déployée dans la zone Golfe arabo-persique/Océan indien, dans une démonstration de force américaine sans précédent face à l’Iran, alors que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies s’est penché le 21 septembre 2007 sur le programme nucléaire iranien avec en arrière plan la menace d’une intervention américaine contre le Régime islamique de Téhéran.

1- Les forces en présence

A)- L’armada américaine

Trois porte-avions, dont un porte-avion nucléaire le Nimitz, ainsi que le Dwight Eisenhower et le John Stennis- soutenus par une quarantaine de bâtiments d’escorte, et près d’une centaine d’appareils de l’aviation embarquée, ont été affectés à cette zone oû ils bénéficieront de l’appui de la gigantesque infrastructure militaire américaine en Irak, le nouveau champ d’expérimentation de la guerre moderne américaine dans le Tiers-monde, de la base navale de Manana (Bahrein), point d’ancrage de la Vme flotte américaine dans cette région pétrolifère, d’Israël, le partenaire stratégique des Etats-Unis dans la zone, ainsi que des bases relais de Diégo Garcia (Océan indien) et de Doha (Qatar), qui abrite le poste de commandement opérationnel du CentCom (le commandement central américain) et dont la compétence s’étend sur l’axe de crise qui va de l’Afghanistan au Maroc.

Cette Armada, plus substantielle que celle massée face à l’Irak, en 2003, et face à l’Afghanistan, en 2001, constitue la plus importante concentration navale depuis le déploiement occidental au large de Beyrouth, en février 1984, qui était intervenu après la prise de contrôle de la capitale libanaise par les milices chiites et les attentats anti-occidentaux contre le quartier général français du Drakkar (59 morts français) et le quartier général américain de l’aéroport de Beyrouth (212 Marines US tués).

Le porte-avions nucléaire Nimitz est en effet accompagné du croiseur lance-missiles Princeton et de quatre destroyers lance-missiles (Higgins, Chafee, John Paul Jones et Pinckneyles), renforcés par l’escorte des deux autres portes avions constituant « l’Entreprise Strike Group » : le destroyer U.S.S. McFoul, la frégate U.S.S. Nicholas, le croiseur cuirassé U.S.S. Leyte Gulf, le sous-marin d’attaque U.S.S. Alexandria et le bâtiment de soutien U.S.N.S. Supply », un bâtiment dont l’efficacité a été démontrée dans les affrontements en close-combat avec les forces iraniennes dans le golfe Persique.

Cette concentration tend à marquer la détermination des Etats-Unis à peser, peu ou prou, sur le programme nucléaire iranien en faisant planer la menace d’une intervention militaire. Les trois porte-avions et leur escorte devant avoir, dans l’esprit de Washington, un effet dissuasif et « empêcher et dissuader certains pays d’agir contre les intérêts nationaux des Etats-Unis ».

B- Le dispositif iranien

Face à une telle concentration, l’Iran a aligné une flotte de sous-marins de fabrication iranienne ou russe, une flotte d’aéroglisseurs, l’une des plus importantes du monde, de ROV (véhicules actionnés à distance), de navires de surface de différentes tailles, d’unités aéroportées comprenant plusieurs escadrons d’hélicoptères, des dragueurs de mines et un important arsenal de missiles antinavires. La flotte sous-marine iranienne comprend également des « sous-marins de poche » de fabrication iranienne.

A en juger par un tel dispositif, tout porte à croire que l’Iran pratiquera la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme tend à le démontrer le dernier coup de main contre une unité britannique au printemps 2007 ou Téhéran avait réussi à capturer quinze marins anglais.

Mais au vu dispositif américain, l’Iran ne parait pas devoir se contenter d’opérations de harcèlement, mais pourrait moduler sa riposte en fonction de la frappe adverse et le cas échéant compter sur son propre hinterland stratégique d’une densité démographique sans pareille pour des opérations « derrière les lignes ennemies » avec le concours de leurs alliés régionaux, notamment une large fraction de l’importante communauté chiite du Monde arabe implantée à Bahreïn, en Arabie saoudite, dans la région pétrolifère de l’est du Royaume, dans la zone pétrolière du Nord du Koweit ainsi qu’en Irak et au Liban, dans la zone limitrophe d’Israël.

Tirant les enseignements des trois dernières guerres du Golfe (1979-89), 1990-1991 et 2003), l’Iran a considérablement renforcé sa flotte militaire au cours de la dernière décennie présentant ses nouvelles réalisations au cours de ses deux dernières grandes manœuvres navales. Lors de ces exercices, en Avril et en Août 2006, l’Iran a présenté les derniers nés de sa flotte, notamment le dernier torpilleur de patrouille, petit bâtiment efficace dans l’attaque de grands navires de guerre.

Doté d’une technologie de pointe sans doute parmi les plus avancés du monde notamment en ce qui concerne les équipements électroniques, pouvant atteindre une vitesse de pointe de 45 nœuds, le « Joshan » de même que son frère jumeau, le « Peykan », disposent d’une redoutable puissance de feu.

Patrouilleur lance-missiles, armé en supplément d’un canon sous-marin de 76 mm, à usage variable, le plus moderne du monde, appelé Fajr, il peut atteindre des cibles sous-marines et aériennes distantes de 19 km. Il peut lancer également plusieurs types de missiles et des roquettes d’une portée dépassant 100 km.

L’Iran a également testé une série de missiles antinavires mer-surface, réputé être « le plus rapide du monde ». Propulsé à une vitesse de 362 km/h, le missile est destiné à détruire de grands sous-marins.

2- Les objectifs de guerre et les arguments des protagonistes

Bon nombre d’observateurs inclinent à penser que le président américain serait tenté par l’option militaire contre l’Iran pour « une sortie par le haut », selon le jargon en vigueur dans les cercles atlantistes, en vue de restaurer son prestige terni par l’échec irakien et de consacrer durablement la primauté occidentale dans la gestion des affaires du monde, alors que le leadership américain est ouvertement contesté par ses compétiteurs militaires et économiques, la Chine, l’Inde et à un degré moindre la Russie, l’Afrique du sud, en ce qui concerne le leadership moral sur l’Afrique, ainsi que le Brésil et le Venezuela de Hugo Chavez, pour l’Amérique latine.

L’Iran, par effet d’aubaine, a acquis une stature de puissance régionale du fait de la politique erratique des Etats-Unis tant en Afghanistan qu’en Irak, où ses rivaux idéologiques le radicaux taliban sunnites et le laïc baasiste irakien ont été éliminés par leur ancien protecteur américain.

Il entend se faire reconnaître la place qu’il estime sienne dans le concert régional, qui était en fait sienne il y trente ans lorsque les Américains avaient confié au Chah d’Iran un rôle de « super gendarme » dans le golfe en proie alors à la rébellion communiste du Dhofar (Sultanat d’Oman) et à la contestation nationaliste du « Front de Libération Nationale de la Péninsule Arabique » tant en Arabie saoudite qu’au Yémen que dans les Emirats pétroliers.

Les Etats Occidentaux considèrent, pour leur part, que la détention de l’arme atomique par l’Iran constitue une menace à la paix mondiale dans la mesure où le régime islamique de Téhéran est de nature anti-démocratique et, du fait de ses alliances avec la Syrie et le Hezbollah libanais, un facteur de subversion intégriste qu’il importe de combattre au même titre que les autres composantes de « l’axe du mal ». Ils tirent argument supplémentaire du fait que l’Iran a ratifié le traité de non prolifération nucléaire qui lui commande de s’abstenir d’accéder à la puissance militaire nucléaire.

L’argument gagnerait en crédit si les pays occidentaux observaient la même rigueur juridique à l’égard des autres protagonistes du dossier nucléaire. L’Inde et le Pakistan, par exemple, sont l’un comme l’autre détenteur de l’arme atomique. Bien que ces deux puissances asiatiques antagonistes n’aient jamais ratifié le traité de non prolifération nucléaire, ils bénéficient néanmoins d’une forte coopération nucléaire de la part des Etats-Unis et de la France.

Il en est de même d’Israël, lui aussi non adhérent au traité de non prolifération qui a, lui aussi, bénéficié de la coopération active des Etats occidentaux membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne) pour se doter de l‘arme atomique et dont l’arsenal s’élèverait à une centaine d’ogives.

En revanche, les Etats arabes notamment l’Egypte, a dû renoncer à l’option nucléaire sous la pression de Washington en contrepartie d’une aide annuelle d’un milliard de dollars, abandonnant de fait la maîtrise de l’espace stratégique moyen oriental à l’aviation israélienne.

En porte à faux devant leur opinion publique dont ils redouteraient un débordement, l’Egypte et la Jordanie ont été autorisés, fin 2006, dans la perspective de l’épreuve de force irano-américaine, à s’engager dans la production nucléaire à usage civil sous contrôle américain, accumulant ainsi un retard technologique de trente ans sur leur voisin israélien.

La neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les états occidentaux eux-mêmes-, mais relèverait aussi d’impératifs militaires sous jacents : le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.

La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de l’administration américaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-orient : le président Bush a en effet promis à Israël, en Août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants.

Dans son approche des problèmes du Moyen-orient qu’il souhaite équilibrée, Washington offre ainsi gracieusement des armes à Israël, pourtant déjà doté de la bombe atomique, mais en vend, en revanche, à ses alliés arabes, dont il réclame pourtant avec insistance la coopération pour sortir du bourbier irakien. Cette distorsion de traitement est à l’origine de bon nombre de dysfonctionnements entre les pays occidentaux et l’ensemble arabo-musulman et sa persistance à l’origine des flambées de violence cycliques anti-occidentales.

Au-delà du nucléaire iranien, La Révolution Islamique Iranienne s’est heurtée dès sa naissance, en 1979, et sous divers prétextes, à l’ostracisme occidental, d’abord via une guerre déclenchée par l’irakien Saddam Hussein encouragé en sous mains par les Américains et les Français, ensuite par l’embargo de fait imposé à son économie, enfin par sa diabolisation permanente, quand bien même les Etats-Unis instrumentalisaient la frange la plus radicale de l’Islam sunnite, « les talibans » afghans, dans leur guerre contre l’Union soviétique en Afghanistan.

Ce bras de fer diplomatico-militaire intervient alors que le Moyen-Orient, déstabilisé par une série de revers militaires américains et israéliens, est à la veille d’échéances diplomatiques capitales : l’élection d’un nouveau président au Liban, à l’automne 2007, la conférence de Paix du Moyen-orient que le Président George Bush en perte de vitesse s’emploie à mettre sur pied, à la mi-novembre, en vue de s’aménager une sortie honorable de l’Histoire, la consolidation du pouvoir politique des régimes arabes sous perfusion permanente américaine, notamment le premier ministre libanais Fouad Siniora, le premier ministre irakien Noury al-Malki, et le président palestinien Mahmoud Abbas, ainsi que le premier ministre israélien Ehud Olmert déconsidéré par ses déboires militaires au Liban, en juillet 2006.

3- La position française et l’alarmisme de Bernard Kouchner, « un tiers mondiste, deux tiers mondain »

Dans ce contexte hautement volatile, un homme s’est distingué gravement, Bernard Kouchner, le nouveau ministre français des Affaires étrangères. Aux vertus préventives de la diplomatie, dont il devrait être, es qualité, le parangon, ce médecin urgentiste secouriste des misères du monde parait préférer les avantages d’un bellicisme purificateur, suscitant l’émotion de la communauté diplomatique internationale par des propos alarmistes sur l’Iran le 15 septembre.

De retour d’une visite en Israël, et relayant sans doute les préoccupations de ses interlocuteurs, Bernard Kouchner, ce récidiviste en la matière, partisan auparavant d’une intervention musclée en Irak pour évincer Saddam Hussein, n’a pas écarté l’hypothèse d’une guerre contre l’Iran rejoignant en cela les thèses atlantistes de son nouveau mentor Nicolas Sarkozy, auteur d’une équation aussi sommaire que rudimentaire « la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran », seul dirigeant au Monde d’ailleurs à adopter ouvertement sur ce thème un lexique identique aux Israéliens, désignant Gaza de « Hamastan » et le Hezbollah libanais de « terroriste ».

Ce grand bourgeois parisien, -« un tiers mondiste, deux tiers mondain », selon le jugement charitable de ses anciens compagnons de route-, a souvent témoigné de son intérêt pour les minorités ethniques, avec une prédilection pour celles situées dans les zones pétrolifères, le Biafra (Nigéria), le Kurdistan (Irak), le Darfour (Soudan), mais ce transfuge socialiste humanitariste a réussi le tour de force de blanchir, contre toute évidence, la junte birmane de l’accusation d’esclavage des jeunes travailleurs dans un rapport commandité par la firme pétrolière française « Total ».

Toute honte bue, il n’a pas hésité, non plus, à revendiquer le bénéfice de la politique menée par son prédécesseur Dominique de Villepin, qu’il couvrait pourtant de sarcasme, ainsi que son nouveau parrain, pour son hostilité à l’invasion américaine de l’Irak.

Le Quai d’Orsay, souvent brocardé pour sa frilosité, s’est mû en antre d’ultra-faucons avec la propulsion de Bernard Kouchner à sa tête et la promotion de l’ancien ambassadeur de France à Tel-Aviv, Gérard Araud, au poste de Directeur des Affaires politiques, celle de son adjoint, Michel Miraillet, ancien deuxième conseiller à Tel-Aviv, au poste de Directeur des affaires internationales et stratégiques (AIS) au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), en charge de la synthèse stratégique quotidienne, celle enfin de Thérèse Delpech, la nouvelle théoricienne de l’« Empire du mal absolu » représenté, selon elle, par le quatuor diabolique : Iran ,Syrie, Hezbollah libanais et Hamas palestinien).

A ce vétéran au comportement néophyte, et à ses collaborateurs d’un néo-conservatisme déconsidéré par ses multiples avatars en Afghanistan et en Irak, une salutaire piqûre de rappel s’impose pour qu’aux rodomontades si égoïstement valorisantes au départ mais coûteuses en fin de compte se substitue la prise en considération des intérêts des divers protagonistes.

4- La sortie de crise

Il est vain et illusoire de compartimenter les problèmes du Moyen-orient, de découpler le conflit d’Irak de celui de la Palestine ou du Liban. Les combats croisés menés par l’Amérique pour le compte d’Israël en Irak et d’Israël pour le compte des Etats-Unis au Liban, de même que le propre combat mené par Israël pour son compte avec le soutien américain contre les Palestiniens relèvent d’une même intrication dont l’élément central demeure la revendication nationale palestinienne à un Etat viable, indépendant et souverain.

Il est tout aussi vain et illusoire de jouer la division des peuples dans l’adversité et d’attiser la rivalité séculaire entre sunnisme et chiite à la faveur des incessants retournements d’alliance américains en Irak. La démarcation majeure contemporaine de l’Orient ne réside pas dans la fallacieuse distinction entre la « modération » présumée des régimes arabes proaméricains sunnites et le « totalitarisme » ou l’« intégrisme » de leurs adversaires chiites.

L’antagonisme n’est pas, dans son aspect primordial, de nature religieux, mais se situe au niveau d’une éthique de gouvernement. En Palestine, le combat de libération contre l’occupation israélienne est mené exclusivement par des Sunnites que cela soit le Fatah ou le Hamas. Mais la différence entre ces deux formations sunnites n’est pas un problème d‘intégrisme religieux mais d’intégrité politique

Un modus vivendi opératoire aussi bien en Irak, qu’au Liban que dans le Golfe visant à une stabilisation de la sphère arabo-musulmane constituerait un prélude à des efforts conjugués non vers la neutralisation de la capacité nucléaire iranienne mais vers la dénucléarisation d’Israël et de l’ensemble du Moyen orient en vue de déblayer la voie à la promotion d’un règlement d’ensemble des problèmes régionaux, en tête desquels le problème palestinien.

Les pays arabes ont dépensé mille cinq cent milliards de dollars dans le domaine de l’armement au cours du dernier quart du vingtième siècle sans se doter ni de la capacité nucléaire, ni de la capacité spatiale ni d’une capacité de projection de force. Plutôt que d’ameuter la planète de leurs jérémiades, ou de se placer dans le sillage de maîtres occidentaux successifs, ils seraient avisés de prendre exemple sur l’Iran et de se doter d’une capacité de dissuasion à l’effet de rétablir la parité stratégique avec Israël et de forcer ainsi le respect des autres pays et du reste du monde.

5- le précédent historique du déploiement occidental de Beyrouth, en 1984

La dernière grande concentration navale au Moyen-Orient, en février 1984, s’est produite avec une participation significative de la France, avec la présence du porte-avions « Clemenceau » et ses avions « super-étendards », avant le rocambolesque feuilleton de son désamiantage, en 2006, et de six bâtiments d’escorte : la frégate « Duquesne », l’escorteur d’escadre « d’Estrée », le bâtiment de soutien logistique « La Rance », un transport de chalands de débarquement (BDC), deux bâtiments de débarquement d’infanterie et de chars (EDIC) 9070 et 0094 et le pétrolier « La Meuse ».

Vingt trois ans après, la nouvelle armada américaine se déploie en l’absence de la moindre unité française en accompagnement amical, sauf à dérouter de l’Afghhanistan vers l’Iran l’escadrille aérienne basée au Kandahar en soutien aux opérations militaires américaines au Régime de Kaboul. Le fleuron de la flotte le porte-avions, le « Charles de Gaulle » est en phase de révision, absent du Golfe comme lors de l’intervention américaine en Afghanistan.

Au delà de l’infléchissement géostratégique de la nouvelle diplomatie française, cette évolution, pour bon nombre d’observateurs du Moyen-orient, signe symboliquement la contribution de la France aux affaires du monde, en la confinant à un rôle déclamatoire dont elle devrait user sinon avec sagesse du moins avec parcimonie.

En guise d’épilogue à la démonstration de force occidentale de Beyrouth, en 1984, Américains et Français ont dû subir les affres de la spirale des otages occidentaux au Liban (1984-1988), la vague des attentats de Paris (1986-1987), la guerre des ambassades entre Paris et Téhéran (1987), l’assassinat du Général Rémy Audran, un des responsables de la Direction Générale de l’Armement, le scandale de l’Irangate, la vente clandestine d’armes américaines à l’Iran sous embargo, le scandale Luchaire en France relatif à la vente du matériel de guerre français à l’Iran……La liste n’est pas limitative.

Le reste, connu, se passe de commentaires.

http://renenaba.blog.fr/2007/09/19/p3007123#more3007123

*René Naba

Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information.

Rene Naba est l’auteur des ouvrages suivants :

« Liban : chroniques d’un pays en sursis » Editions du Cygne janvier 2008 , « Aux origines de la tragédie arabe » - Editions Bachari 2006. "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français"- Harmattan 2002.

« Rafic Hariri, un homme d’affaires, premier ministre » (Harmattan 2000). « Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998).

Du même auteur, à lire en ligne sur Oumma.com :

Vos réactions et commentaires sur cet article

Par Taremaillac - le 25 septembre 2007

Je n’essaye pas de traduire de façon violente ou passionnée mes opinions sur les sujets de ce debat.

Je suis en paix avec moi-meme et avec les autres. Je crois au jugement dernier et j’ai une confiance totale dans le jugement du Tres Haut.

Je ne hais point.

Lorsqu’Amazone s’emporte, ca m’attriste. J’esperais une approche plus nuancee de sa part, moins defensive, plus constructive. Si Amazone fait l’effort de comprendre, et non d’interpreter ce que j’ecris, elle y verra une approche nuancee, ni pro occidentale, ni anti arabo-musulman. Nous avons le temps, tous, de progresser, d’evoluer, de nous ameliorer. Je m’inclus dans le "tous", cela va de soi : je pressentais deja une embardee d’Amazone me taxant de nouveau d’arrogance et de vacuite...

Lola, extrement belliqueuse mais cultivant en son sein la peur de dieu, se retracte en dejeunant. J’en prends acte.

Au demeurant, sa connaissance de la violence et de l’histoire des guerres et des conflits est partiale, toujours contre l’occident. C’est une position facile a tenir car le passe recent, tout comme le present, fait apparaitre l’occident comme le demon historique de l’humanite... Je m’abstiendrai de nuancer car cela echappe a Lola.

Pourquoi tous vous parlez de lecons que l’occident, ou moi-meme donneraient ? Tres interessante cette posture du subalterne, de l’eleve, du novice, trahi par la ritournelle des "lecons"...

Vous faites le parallele entre les arabo-musulmans et les fourmis... Les internautes apprecieront.

Vous n’etes pas au fait des sagesses orientales ou meme occidentales lorsque vous denigrez mes paroles et l’usage de celles-ci : les mots sont extremenent important - Dans la Bible, Jean ne commence-t-il pas son Evangile par "Au commencement était le Verbe" ? Le Coran lui-meme n’est-il pas un recueuil de mots saints, certes, mais de mots ? Les constitutions, les Lois, les livres que vous me conseiller de lire ne sont-ils pas des mots ? Toujours cette obssession de la lutte armee, et le dedain pour les mots.

Mon message n’est pas de blamer les arabo-musulmans, simplement de leur reconnaitre leur part de responsabilite enorme dans leur faillite depuis des siecles , et de soutenir que cet effort de reconnaissance, d’acceptation permettra une refondation de la societe arabo-musulmane, et par consequent de la civilisation islamique Une grande civilisation comme celle de l’Islam ne saurait continuer a souffrir de tous les maux lorsque ceux-ci sont la consequence des actes de chaque arabo-musulman, au premier rang desquels les responsables politico-militaro-religieux. C’est un enorme debat en perspective. J’ai peut-etre tort, je l’avoue, mais c’est mon idee.

J’adore critiquer l’Occident ! C’est mon passe temps favori. Le faire sur oumma reviendrait a vendre de la glace aux Inuits. Pas du tout stimulant.

Salut,

Taremaillac.

Par Lola - le 25 septembre 2007
Dieu me pardonne ! je viens de lire que le jeûneur doit éviter de polémiquer. Aussi, je présenterai mes excuses à Taremaillac au cas où mes propos l’auraient dérangé et je n’omettrai pas, au fadjr, de demander à Dieu de me compter parmi "ceux qui demandent pardon avant l’aube" dont parle El Ghazali.
le 25 septembre 2007
ce message s’adresse à mr. tarmaillac et à son immaturité :"cessez de vous prendre pour ce que vous n’êtes pas,c’est pathétique...",par contre pour le reste, vous y arrivez admirablement par votre incompétence dans tous les domaines. En professant de telles banalités ,vous êtes dans l’air du temps,continuez.....
Par Lola l’algérienne - le 25 septembre 2007
Taremaillac ne cesse d’écrire et de réécrire que les arabo-musulmans sont TOTALEMENT responsables de ce qui leur arrive. C’est la mission qu’il se donne sur ce site depuis que je le lis. Donc, il ne nous apporte rien d’intéressant. Après avoir déversé leurs démons, le feu, le fer, le sang, pendant près de deux siècles sur le monde, voilà bien un type d’occidental d’aujourd’hui, non-violent, gentil, pacifique, protecteur de la nature, même la haine chez lui est courtoise, froide, cool, quoi ! Il peut se permettre, repus, fatigué, refroidi, pacifié, liiiiissssse, d’observer les images de la "violence arabe", soigneusement choisies par les médias occidentaux, pour donner des leçons de pacifisme du fond de sa chauffeuse. Comme on observerait des fourmis après avoir donné un coup de pied dans leur fourmilière. Il fait mine d’"apporter la contradiction", comme on disait autrefois mais non, c’est un leurre. Alors il use de ce que sa formation lui a apporté : des mots, une construction (ça c’est pour dire, voyez comme je débat), ajoutés à des bons sentiments (soyez pacifiques !)mais pour passer un seul message :"les Arabes sont TOTALEMENT responsables de ce qui leur arrive". Ben, quoi, c’est tout simplement un type qui ne supporte pas qu’on critique l’Occident. Donc on n’est pas plus avancé quand on le lit. Je lui conseille, cordialement, de lire :"Orient et Occident" de René Guénon. Puis, s’il est un peu fortiche, et si, comme le dit R.G., sont horizon intellectuel est assez large :"le Règne de la quantité et les signes des temps". Et le reste si affinités ... .
Par Amazone - le 25 septembre 2007
Je crois Monsieur Tarneillac, monsieur je sais tout, que non seulement vous vous emportez mais que vous versez dans le mepris vis à vis de vos interlocuteurs. Vous avez aussi tendance à interprèter les propos de vos opposants ce qui n’est pas trés honorable. Quant à votre mepris par rapport à la question de l’internaute qui demande que ferait la Chine en cas de conflit avec lIran, elle est loin d’être ininteressante et si cette question est posé à Mr Nada c’est que la personne attend la réponse d’un spécialiste. Dans l’intervention d’Ideal à aucun moment il n’ était question d’aller à la guerre, terme qu’elle n’a jamais employé d’ailleurs. Pöur ce qui est du FIS, elle n’a à pas soutenu ce mouvement ou ses idées, elle vous dit seulement que c’était le choix du peuple, et qu’il fallait laisser la démocratie parler. Ce qui ressort de votre intervention c"est surtout votre prétention à être au dessus de la mélée, votre mérpis et l’arrogance avec laquelle vous interpellez les intervenants. Vous dites qu’il ne peut y avoir comparaison entre la résistance algérienne des année 50-60 et la résistance Palestinienne à cela je vous répond il n’y a pas non plus de comparaison entre la résistance indienne et la resistance palestinienne, chaque pays à son histoire, sa culture, a façon d’appréhender l’avenir et ce qui est valable pour un pays ne peut forcèment l’être pour un autre pays. Quant au fait de poser des bombes personne ne vous dit que c’est la solution. je ne suis pas Palestienne, je ne vis pas ce que vivent les Palestiniens, moi j’ai la chance de vivre dans un pays en paix , tout comme vous et je ne me permettrai pas de dicter une conduite à la résistance Palestinienne, comme le dit le proverbe arabe "Seul celui qui a les pieds dans les braises ardentes peut ressentir la douleur du feu". Quant aux nombres de cadavres à empliler pour la création de la Palestine, ce n’est ni à nous, ni aux Palestiniens qu’il faut poser la question mais à la communauté internationale qui reste les bras croisées devant l’horreur de la situation. Je crois que vous trompez de cible... Cordialement,
Par Taremaillac - le 25 septembre 2007

Au moins ca debat ! Et si le niveau est embryonaire, ca n’est pas grave.

Fabienne, ce qui me fait parfois enrager, parfois me bidonner, ce n’est pas tant les articles d’oumma.com, dont certains sont courageux et plein d’eloquence, que les reactions des internautes, tour a tour victimes ou bras vengeur, mais presque exclusivement allant dans le sens de l’article, sans se poser la moindre question, ou pire encore, croyant que l’auteur de l’article possede la science infuse : un internaute a meme demande a Rene Naba ce que ferait la Chine si les USA attaquaient l’Irak - Comme si Naba savait ce qui se trame dans les spheres du pouvoir hermetique Chinois !! J’essaye de trouver l’harmonie du juste milieu : je ne pretend pas y arriver, mais je m’en rapproche plus que maints intervenants. J’ai aussi lu des articles et des reactions extremement encourageants ! Sans quoi, je ne perdrais pas mon temps a participer au debat, croyez-le bien.

A Ideal, vous commettez une erreur immense en classant la lutte pour l’independance Algerienne sur le meme plan que la lutte des Palestiniens pour un Etat palestinien. De plus, votre nature belliqueuse, votre foi dans le sabre, vous fait denigrer la puissance de la non-violence. Cette approche a fait etat de son impuissance en Palestine. Combien de sang leur faudra-t-il verser pour que vous compreniez enfin, Ideal, que ce type de resistance violente dans ce cas precis n’apportera pas, selon toute probabilite, la souverainete au peuple Palestinien ? Combien de cadavre faudra-t-il empiler pour que les personnes qui pensent comme vous soient convaincu de la vacuite d’une telle demarche ? Les forces en presence ne permettent pas au Palestinien de gagner par la lutte armee. C’est un fait. Vous avez tort de soutenir la violence dans le cas des Palestiniens, et vous avez tort de la soutenir dans le cas de l’Algerie. Ignorez-vous que la France avait gagne la guerre contre le FLN ? C’est la politique qui a donne sa souverainete a l’Algerie, pas les armes, au fond... Pour terminer, chere Ideal, il vous est facile de parler de resistance armee. Etes-vous allee sur des zones de conflit ? Avez-vous senti l’odeur de la mort ? Avez-vous vu des corps calcines, mutiles ? La realite de la guerre donne la nausee, et je parle de vomissements effectifs, pas de gerbe intellectuelle. J’aimerais vous voir avec une Kalachnikov dans les mains ou une ceinture pleine d’explosif prete a vous faire sauter. Les autres, c’est facile de les envoyer au casse-pipe. D’ailleur, les precheurs barbu meurent dans leur sommeil de vieille mort pour la plupart, non ? Enfin, en ce qui concerne l’Algerie, pays magnifique peuple de gens magiques, qui me tien a l’ame et au coeur et au corps meme, soutenez vous la "resistance" du FIS depuis 1992 et jusqu’a nos jour avec la succursale d’Al Qaeda Maghreb ? La violence mene a la mort, a la vengeance, et le cycle se poursuit sans rien donner d’autre que le desespoir et la mort comme seul espoir. Merci, mais sans moi.

Quant a Riphosato, je n’ai rien compris a ce qu’il a dit. Il eructe en dispensant des "gardez vos leçons", des "va-t-en guerre" , des "neo colonialistes" et de "l’esprit mal tourné" sans qu’a aucun moment n’emmerge un commentaire, une structure, une idee, un exemple, un sens... Riphosato, si vous etes encore a l’ecole, travaillez plus, et n’economisez pas vos efforts ! Si vous n’etes plus a l’ecole, vous avez les moyens d’aiguiser votre esprit critique et votre aptitude a debattre. Le travaille paye a tous les ages, a toutes les epoques, dans toutes les societes. Bon courage.

Merci a tous pour votre attention.

Cordialement,

Taremaillac

Par Raphisatol - le 25 septembre 2007
Monsieur Taremaillac, je vous invite vivement à garder vos leçons, et à les dispenser avec parcimonie. Vous serez par ailleurs bien inspiré de dispenser vos conseils à tous ces va-t-en guerre qui émergent ici et là avec des intentions neo colonialistes qui semblent en rapport avec votre esprit mal tourné.
Par Fabienne - le 25 septembre 2007

A Taremaillac

Je lis avec intérêt vos interventions depuis quelques jours, et je me suis finalement décidée à vous faire part de ma réaction.

Tout comme vous, je prône le débat d’idées, et j’encourage toutes les formes de dialogue, sans complaisance et sans tabous.

A vous lire, vous semblez vous être auto-investi d’une mission d’utilité publique : susciter une prise de conscience collective de l’oumma sur Oumma... Vous avez effectivement partiellement raison sur certains points. Cela étant, je ne saurai trop vous conseiller d’élargir votre connaissance du site en enrichissant vos lectures de la découverte d’articles qui interpellent l’opinion publique, qui dénoncent avec lucidité et détermination, qui pratiquent l’autocritique de manière courageuse, voire frondeuse, un exemple que notre classe politique serait bien inspirée de suivre, et dont vous déniez aux citoyens français ou européens d’origine arabo-musulmane la capacité, ou la probité de lancer.

Nous nous rejoignons sur la volonté de dépasser toute vision unilatérale, quelle qu’elle soit, parce que fallacieuse et tronquée par définition. Mais de votre côté, prenez garde de ne pas céder à la tentation de verser dans ce que précisément vous décriez...

Par Ideal - le 25 septembre 2007
@armaillac : Il est dommage qu’en 60 ans d’occupation aucun dirigeant Palestinien n’est pensait demander à son peuple de s’allonger sur le petit bout de terre qu’est gaza en signe de prostestation. ce qu’aurait dû faire les algérien entre 54 et 62 ce qui leur auraient évités une guerre de 7 ans avec son cortége de souffrance ? Mais il n’est pas trop tard n’est ce pas et nous pourrions proposer aux Afghans et aux Irakiens d’abandonner les armes et d’aller manisfester passivement dans les rues de leurs pays respectifs... comment n’y ont ils pas pensés ? Il est dommage que pour un démocrate qui a le sens des responsabilité trouviez normal qu’un parti élu démocratiquement(dont je ne soutiens aucunement les thèses en tant que femme de surcroit), ne puisse accéder au pouvoir, cela s"appelle la démocratie et la démocratie à parfois ses revers...Il est d’autre part trés dommage que le fait que je m’oppose à votre vision des choses fasse de moi un cas pathologique dont vous avez semble t’il détecté un aspect. Sur ce je vous souhaite une bonne journée et vous rappelle ce dicton arabe "Sois modéré avec ton ennemi car il peut devenir ton ami, sois modéré avec ton ami car il peut devenir ton ennemi".
le 25 septembre 2007

J’entends bien qu’ideal tente de garder la maitrise des ses nerfs, et je l’en remercie.

Je remercie chaleureusement le site Oumma.com d’avoir l’amabilite de me publier, surtout lorsque les plus observateurs d’entre les internautes -y compris Ideal aux sens affutes- auront note que je me demarque des hordes qui scandent a l’unissons : "Bravo ! Imparable ! Quelle science ! Quels arguments ! Quelle grandeur ! Quelle pensee ! Quelle ame !! Etc."

Comme par hasard, Ideal trouve que j’ai "en partie raison". C’est gentil. Ca fait avancer le debat. Presque imparable.

Le fait que mes ecrits vous font penser que vous seriez un "idiot de service" ne vous autorise pas a entrainer avec vous les centaines de millions d’Arabo Musulmans. C’est tres vilain, emprunt de lachete mais surtout cynique et insultant pour les parties en presence.

Vous parlez de morale. Vous parlez de lecons de morale meme. Pas une fois je n’ai aborde le debat sous l’angle de la moralite. De l’ethique, peut-etre, de l’honnetete intellectuelle, certainement.

Lorsque vous parlez de vote, de democratie a choix unique dans l’interet des Occidentaux, vous vous abstenez de donner des details : le seul parti que vous citez, c’est le FIS algerien. Vous n’etes pas en veine mon cher Ideal : je connais tres bien le FIS (et la fille, et le cousin, etc. un peu d’humour, non ?). Le FIS commit une erreur incommensurable, tragique, suicidaire, et a ce titre il est conjointement responsable avec la junte algerienne des centaines de milliers de morts et de disparus sans que s’en emeuvent guere les media : l’erreur fut d’annoncer un programme plein de haine et de revanche a l’egard des militaires Algeriens, des corrompus (comprendre les politiques, c’est a dire les membres du parti unique FLN), de la France en particulier et de l’Occident en general. Ce sont les gros sabots du FIS qui ont damne le peuple Algerien recemment, pas le grand mechant Occident qui, dans tous les cas de figures, agira pour defendre ses interets.

Vous parlez des Palestiniens. A mon sens, ce peuple paye pour deux creanciers : les Israeliens et les dirigeants Palestiniens. Les exemples ultimes et symboliques sont le mur de la honte d’une part, et la lutte fratricide entre le Fatah et le Hamas d’autre part. Vous demontrez votre nature belliqueuse, cher Ideal, ou vos limitations culturelles en terme de diplomatie et de lutte pour la souverainete et/ou l’independance. Lorsque les forces en presence sont disproportionnees en faveur de l’oppresseur, c’est la non violence qui paye et qui assure le triomphe final de l’opprime. L’action, ou plutot la non-action oserais-je dire, du prisonier numero 46664 dans les geoles Sud-Africaine a mis fin a l’Apartheid ; aujourd’hui trone sur Parlament Square a Londres la statue de Nelson Mandela, heros de la resistance triomphante de l’ANC, qui poutant avait choisi la voie du terrorisme violent a ses debut. Ironique ? Ou tout simplement logique ? Aurais-je l’audace de vous citer, en ce mois saint du Ramandan, un celebre adepte du jeune comme methode de resistance ? Le Mahatma Gandhi a su user de la non-violence pour finalement arracher l’Inde a l’Empire Britannique, et avant cela il avait reussi a ameliorer le sort des Indiens en Afrique du Sud, toujours sous l’emprise Britannique. Les interets des Palestiniens auraient-ils ete mieux servi si Arafat avait ete un emule de Mandela et de Gandhi ? Je l’affirme haut et fort : oui ! J’ajouterai que l’Etat Palestinien aurait deja vu le jour. En toute probabilite... la certitude n’etant guere de ce monde.

L’Irak ? Vous me parlez de l’Irak... Que dire sinon que la chute de l’Irak a commence avec la Guerre Iran-Irak, poursuivie avec l’invasion du Koweit et les Guerres du Golf premiere et deuxieme, sans oublier l’embargo-genocide soutenu par Clinton durant les annees 90... A l’origine de ce gachit immonde, un homme : Saddam Hussein. Il est egalement le premier responsable de ces horreurs en Irak jusqu’a aujourd’hui. vous disiez ? Oh, il etait laique ? Ah, autant pour moi...

Oui, l’Iran est une puissance regionale, et je ne l’ai jamais conteste. Pensez-vous qu’avec un president qui annonce comme aujourd’hui en mondio-vision que l’homosexualite n’existe pas en Iran est un homme raisonnable, digne de confiance, visionnaire ? Ahmadinejad est un pleutre, un nain diplomatique, un ectoplasm du leadership : comment voulez-vous que les interets legitimes des Iraniens, ou des musulmans Chiites, soient bien servis par un type comme ca ? Pardon ? Vous disiez, Ideal ? Il a ete elu democratiquement ? Ah, autant pour moi...

Ideal, vous avez un probleme, probablement plusieurs en fait mais j’ai reussi a isoler celui-ci : vous pensez detenir "la" verite, et par consequent vous etes hermetique aux verites de ce monde. Une verite, que vous pensez etre "la" verite, est que l’Occident a defendu ses interets avec cynisme et realisme (dans le sens abjecte de la Real Politik si chere a l’immonde Kissinger) et les arabo-musulmans en font les frais encore aujourd’hui. Une autre verite, c’est la responsabilite ultime, totale, sans excuse des Arabo-musulmans au regard des problemes enormes qu’ils rencontrent aujourd’hui.

Dedouaner les fautifs n’aidera pas a compenser et rectifier les fautes ; bien au contraire, s’arc-bouter sur le bouc-emissaire occidental ne fait qu’aggraver la situation presente deja critique.

J’aspire seulement a ce que les internautes d’Oumma.com soient conscient de cette problematique majeure, et ne sombrent pas dans la facilite du blame d’autrui.

Bien a vous,

Taremaillac.

le 25 septembre 2007
Ceux qui vivent de la guerre ,par la vente d’arme, le vol des ressources...VOUDRONT toujours faire la guerre DE PREFERENCE contre un ennemi faible et désarmé : C’est toujours la même technique:l’isoler,l’affamer, le désarmer et l’attaquer.Aucun pays ainsi attaqué, ne peut résister si ce n’est par miracle divin. Il n’y a aucun honneur ni à être gagnant ,ni à être vaicu. C’est HORRIBLE ET HONTEUX .Ceux qui n’aiment pas la guerre n’ont qu’une solution ,c’est le boycott des produits des guerriers .Même les soldats américains qui sont contre la guerre ,et leurs familles, peuvent se livrer au boycott.
Par Ideal - le 24 septembre 2007
@Tarnaillac. A chacune de vos intervantions, nous pouvons remarquer mon cher ami, que quelque soit le sujet, vous ne pouvez vous empêcher de rappeler aux intervenants que les pays arobo musulmans sont responsables de leurs situations. A ceci je dirai que vous avez en partie raison mais pas entierement, trop longtemps à vous expliquer je vous renvoi donc à l’histoire des peuples arabo musulmans. Nous ne nions pas avoir notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive. Ce qui est déplaisant dans vos interventions n’est pas le fait que vous notiez que nous soyons responsables de notre situation mais que vous nous preniez nous les arabo musulmans pour les demeurés de service et que vous interveniez sur ce site avec vos gros sabots de colons pour nous donnez des leçons de moral. Les peuples arabo musulmans contrairementà ce que vous pensez se prennent en main et font tout pour sortir de leurs misères et pour renverser les dictatures qui pombent leurs avenir. Vous oubliez juste un petit detail c’est qu’à chaque fois qu’un peuple pays arabo musulman vote pour un parti autre que celui imposé par l’occident, il subit aussitôt les foudres de l’occident. Et comme vous parlez de l’Algerie dans votre intervention permettez moi de vous rappelez que lorsque le FIS a gagné les elections en algerie, nous avons entendu un certain François Miterrand nous dire à la télé qu’il etait hors de question que ce parti passe en Algérie. Autre chose je crois que vous confondez tout, en effet, la situation en Palestine aurait été pire pour les Palestiniens s’ils n’avaient pas résisté avec autant de courage à l’occupation. L’irak est mort à partir du moment où les pays occidentaux ont imposés l’embargo ce qui à tué l’économie de ce grand pays. L’Iran quant à lui est une puissance quoique vous puissiez en penser. Quant au Pakistan vous ne pouvez tout de même pas niez que la dictature au pouvoir est soutenue et armée par les Etats Unis. Mais comme apparement vous semblez plus intelligent que la moyenne des ara bo musulmans, dites nous ce que vous auriez fait à la place des Palestiniens, des Irakiens, des Pakistanais et des Afghans ?
Par zine el abiddine - le 24 septembre 2007

puisque Noam Chomsky est indésirable en France voici un extrait d’une interview qui va dans le sens des analyses de René Naba à qui je dis bravo pour l’excellence de vos articles :

Il n’y a pas de guerre contre le terrorisme, interview de Noam Chomsky, par Geov Parrish.

GP : Oui, ou intérieure. Mais je voudrais poser une question sur la politique étrangère. Sommes-nous en train d’être préparés à un état de guerre permanent ?

NC : Je ne crois pas. Personne ne veut réellement la guerre. Ce que l’on veut c’est la victoire. Prenons l’exemple de l’Amérique centrale. Dans les années 80, l’Amérique centrale était hors de contrôle. Les Etats-Unis ont du mener une guerre terroriste féroce contre le Nicaragua, et ont du soutenir les gouvernements assassins du Salvador, du Guatemala et du Honduras, c’était un état de guerre. Les terroristes ont finalement gagné. A présent, la région est plus ou moins calme. Alors on n’entend même plus parler de l’Amérique centrale parce que tout est calme. Il y a la souffrance et la misère, mais la situation est calme. Ce n’est donc pas un état de guerre. Ailleurs, c’est pareil. Partout où on peut garder les gens sous contrôle, il n’y a pas de guerre.

Prenons par exemple la Russie et l’Europe de l’Est. La Russie a contrôlé l’Europe de l’Est pendant près d’un demi-siècle, avec très peu d’interventions militaires. De temps en temps, ils envahissaient Berlin Est, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, mais en général c’était calme. Et ça leur convenait parfaitement - une situation sous contrôle des forces de sécurité locales, des politiciens locaux, pas de problème. Il n’y avait pas d’état de guerre permanent.

GP : Mais dans la Guerre contre le terrorisme, quelle peut être la définition d’une victoire lorsqu’on a affaire à une tactique ? C’est sans issue.

NC : Il existe des moyens procéder à des mesures. Par exemple, on peut compter le nombre d’attaques terroristes. Et bien ils sont en nette augmentation sous l’administration Bush, et en très nette augmentation depuis la guerre en Irak. Comme prévu - les services de renseignement avaient prévu que la guerre en Irak allait probablement accroître le niveau de terrorisme. Et les estimations effectuées après l’invasion par la CIA et le Conseil National du Renseignement, et autres agences de renseignement, le confirme en tous points. La guerre a augmenté le terrorisme. En fait, elle a même produit quelque chose qui n’existait pas auparavant, un nouveau terrain d’entraînement pour les terroristes, bien plus sophistiqué qu’en Afghanistan, où sont entraînés des terroristes professionnels qui retournent ensuite dans leur pays. C’est une façon de gérer la Guerre contre le Terrorisme, en augmentant le terrorisme. Et selon l’unité de mesure évidente, le nombre d’attaques terroristes, on peut dire qu’ils ont réussi à augmenter le terrorisme.

Le fait est qu’il n’y a pas de Guerre contre le Terrorisme. Il s’ agit là d’un problème secondaire. L’invasion de l’Irak et la prise de contrôle des ressources énergétiques étaient bien plus importantes que le risque de terrorisme. C’est pareil pour d’ autres sujets. Le terrorisme nucléaire, par exemple. Les services de renseignement étasuniens estiment que la probabilité pour qu’ une « bombe sale », qu’une attaque par bombe nucléaire aux Etats-Unis, se produise dans les dix prochaines années est de 50 pour cent. C’est beaucoup. Est-ce qu’ils s’en préoccupent ? Oui. En augmentant la menace, un augmentant la prolifération nucléaire, en poussant ses ennemis potentiels à prendre des mesures très dangereuses pour tenter de contrer les menaces des Etats-Unis.

Le sujet est parfois abordé. On peut le trouver dans les articles consacrés aux analyses stratégiques. Prenons encore une fois l’ exemple de l’invasion de l’Irak. On nous dit qu’ils n’ont pas trouvé d’armes de destruction massive. Et bien, ce n’est pas tout à fait correct. Ils ont effectivement trouvé des armes de destruction massive, celles que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et d’autres avaient envoyées à Saddam pendant les années 80. Il y en avait encore beaucoup sur place. Elles étaient sous le contrôle des inspecteurs de l’ONU et en train d’être démontées. Mais il y en avait encore beaucoup. Lorsque les Etats-Unis ont envahi, les inspecteurs ont été virés, et Rumsfeld et Cheney n’ont pas ordonné à l’armée de garder les sites. Alors les sites sont restés sans surveillance, et ils furent systématiquement pillés. Les inspecteurs de l’ONU ont continué leur travail par satellite et ils ont identifié plus de 100 sites qui étaient systématiquement pillés, pas comme quelqu’un qui entrerait pour voler quelque chose, mais soigneusement et systématiquement pillés.

GP : Par des gens qui savaient ce qu’ils faisaient

NC : Oui, par des gens qui savaient ce qu’ils faisaient. Cela signifie qu’ils étaient en train de récupérer le matériel de haute précision qu’on peut utiliser pour les armes nucléaires et les missiles, les bio toxines dangereuses, toutes sortes de choses. Personne ne sait vers où le matériel est parti, et on préfère ne pas y penser. Ca, c’est une manière d’accroître nettement le risque de terrorisme. La Russie a nettement augmenté sa capacité militaire offensive en réaction aux programmes de Bush, ce qui en soi est déjà dangereux, mais aussi pour tenter de contrer la domination écrasante des Etats-Unis en termes d’armes offensives. Ils doivent transporter des missiles nucléaires en peu partout sur leur vaste territoire. Et la majorité n’est pas gardée. Et la CIA est parfaitement au courant que les rebelles Tchétchènes s’intéressent aux chemins de fer Russes, probablement pour tenter de voler un missile nucléaire. Oui, ça pourrait être un apocalypse. Mais ils sont en train d’accroître ce danger. Parce qu’ils s’en fichent.

C’est pareil pour le réchauffement climatique. Ils ne sont pas stupides. Ils savent qu’ils sont en train d’augmenter les risques d’une catastrophe majeure. Mais cela ne concerne que les générations futures. Ils s’en fichent. Il y a en gros deux principes qui gouvernent la politique de l’administration Bush : se remplir les poches et celles de ses amis riches, et renforcer son contrôle sur le monde. Pratiquement tout découle de là. Si vous faites sauter la planète, et bien ce n’est pas votre problème. « Ca arrive », comme l’a dit Rumsfeld.

GP : Vous avez suivi les guerres d’agression des Etats-Unis depuis le Vietnam, et aujourd’hui nous sommes en Irak. Etant donné le fiasco que c’est, pensez-vous que nous verrons un changement dans la politique étrangère des Etats-Unis ? Si oui, comment ?

NC : Et bien, il y a des différences importantes. Comparez, par exemple, la guerre en Irak avec la guerre au Vietnam il y a 40 ans. Il y a une nette différence. L’opposition à la guerre en Irak est beaucoup plus importante que pour le Vietnam. L’Irak est je crois la première guerre de l’histoire de l’impérialisme européen, y compris les Etats-Unis, où on a connu des protestations massives avant que la guerre n’ait été officiellement déclenchée. Au Vietnam, il a fallu quatre ou cinq ans avant de voir les premières protestations. Les protestations étaient si faibles que personne ne se souvient que Kennedy a attaqué le Sud Vietnam en 1962. C’était une attaque importante. Il a fallu des années avant de voir des protestations.

GP : Et que faut-il faire en Irak ?

NC : Et bien la première chose serait d’en parler sérieusement. Il n’y a pratiquement aucun débat sérieux, je suis désolé de le dire, dans la classe politique, sur la question du retrait des troupes. Ceci parce que nous sommes soumis à une doctrine occidentale, un fanatisme religieux, qui prétend que les Etats-Unis auraient envahi l’Irak même si ce dernier ne produisait que des cornichons et des salades, et que les puits de pétrole s’étaient trouvés au milieu de l’Afrique. Tous ceux qui n ’y croient pas sont qualifiés de Marxistes, de théoriciens de la conspiration, de fous, ou autre chose. Et bien, même si vous n’ avez plus que trois neurones en état de marche, vous savez que ce sont des balivernes. Les Etats-Unis ont envahi l’Irak pour ses énormes ressources en pétrole, la plupart encore inexploitées, et cepays est situé en plein centre du système énergétique mondial. Ce qui signifie que si les Etats-Unis réussissent à contrôler l’ Irak, ils étendront considérablement leur puissance stratégique, ce que Zbigniew Brzezinski appelait le point d’appui indispensable face à l’Europe et l’Asie. C’est une des raisons principales pour contrôler les ressources de pétrole, ça vous donne un pouvoir stratégique. Même si vous pouvez compter sur des ressources renouvelables, vous avez intérêt à le faire. C’est la raison principale pour l’invasion de l’Irak.

En ce qui concerne le retrait, prenez n’importe quelle édition de n’importe quel journal ou magazine. Ils disent tous que les Etats-Unis veulent instaurer un état démocratique et souverain en Irak. En fait, c’est hors de question. Que serait la politique d’ un Irak indépendant et souverain ? S’il est plus ou moins démocratique, le pays serait gouverné par une majorité Chiite. Ceux-ci chercheront naturellement à resserrer leurs liens avec l’ Iran chiite. La plupart des religieux viennent d’Iran. La brigade Badr, qui contrôle en gros tout le sud, est entraînée par l’Iran. Ils ont des liens étroits qui ne feront que se renforcer. Ce qui donne une alliance informelle Irak/Iran. De plus, juste de l’ autre côté de la frontière avec l’Arabie Saoudite, il y a une population chiite qui a été sévèrement réprimée par la tyrannie intégriste soutenue par les Etats-Unis. Tout mouvement vers l’ indépendance en Irak aurait de fortes chances de les encourager, et c’est déjà en cours. Et il se trouve que c’est là que se trouve la majorité du pétrole Saoudien. Alors, vous pouvez imaginez le parfait cauchemar pour Washington, à savoir une alliance chiite qui contrôlerait la majorité du pétrole mondial, indépendante de Washington et probablement tourné vers l’est, où la Chine et d’autres sont impatients de nouer des relations, et qui sont déjà en train de le faire. Pour Washington, ce n’est même pas concevable. Au stade où en sont les choses, les Etats-Unis préféraient une guerre nucléaire à une telle situation.

Donc, toute discussion sur le retrait devrait tenir compte du monde tel qu’il est, c’est-à-dire prendre en compte ces données. Ecoutez les commentateurs aux Etats-Unis, quel que soit leur bord politique. Qui parle de ça ? Pratiquement personne, ce qui signifie que le débat pourrait aussi bien se dérouler sur Mars. Et il y a une raison à cela. Nous ne sommes pas censés penser que nos dirigeants peuvent obéir à des intérêts impérialistes. Nous sommes censés penser qu’ils sont gentils, et tout ça. Mais ils ne le sont pas. Ils sont parfaitement sensés. Ils comprennent ce que tout un chacun peut comprendre. Alors la première mesure à prendre dans le débat sur le retrait est le suivant : prendre en compte la situation telle qu’elle est et non pas la situation rêvée, celle où Bush poursuivrait une vision de démocratie ou je ne sais quoi. Si nous savons entrer dans le monde réel, nous pouvons commencer à en parler. Et pour répondre à la question, oui, je crois que nous devons nous retirer, mais nous devons en parler dans le cadre de la réalité et connaître les projets de la Maison Blanche. Eux ne sont pas disposés à vivre dans un monde de rêve.

GP : Comment les Etats-Unis régiront-ils à la Chine en tant que superpuissance ?

NC : Quel est le problème avec la Chine ?

GP : Et bien, la concurrence pour les ressources, par exemple.

NC : Si vous croyez aux lois du marché, tels que nous sommes censés y croire, la concurrence pour les ressources à travers les lois du marché ne devrait pas poser de problèmes, n’est-ce pas ? Le problème est que les Etats-Unis n’aime pas la tournure des évènements. Tant pis. Personne n’aime la tournure des évènements lorsque les événements se tournent contre lui. La Chine ne représente aucune menace. Mais nous pouvons la transformer en menace. Nous pouvons augmenter les menaces contre la Chine, et ils réagiront. Et ils sont déjà en train de le faire. Ils riposteront en renforçant leur arsenal militaire, leur capacité militaire offensive, et cela devient une menace. Oui, nous pouvons les pousser à devenir une menace.

GP : Quel est votre plus grand regret en tant que militant de ces 40 dernières années ? Qu’auriez-vous fait différemment ?

NC : J’en aurais fait plus. Parce que les problèmes sont si amples et profonds que c’est une honte de ne pas en faire plus.

GP : Qu’est-ce qui vous donne de l’espoir ?

NC : Ce qui me donne de l’espoir c’est l’opinion publique. L’ opinion publique aux Etats-Unis fait l’objet d’études méticuleuses, nous en savons beaucoup. On en parle rarement, mais nous la connaissons. Et vous savez, je suis plutôt en phase avec l’opinion publique sur la plupart des sujets. Sur certains, je ne le suis pas, sur le contrôle des armes à feu, ou sur le créationnisme ou des sujets comme ça. Mais sur la plupart des sujets importants, ceux que nous avons abordé, je suis dans le camp des critiques, mais plutôt en phase avec l’opinion publique. Je pense que c’est un signe très encourageant. Je pense que les Etats-Unis seraient un paradis pour un organisateur.

GP : Quel genre d’organisation devrait être entreprise pour changer la politique ?

NC : Il y a de quoi procéder à un changement démocratique. Prenez ce qui s’est passé en Bolivie il y a quelques jours. Comment un dirigeant indigène de gauche a-t-il été élu ? Etait-ce en se présentant devant les électeurs une fois tous les quatre ans pour leur dire « votez pour moi » ? Non. C’est parce qu’il existe des organisations populaires de masse qui travaillent sans cesse sur tous les fronts, de la lutte contre les privatisations de l’eau jusqu’aux questions locales, et ce sont des organisations à démocratie participative. Ca c’est la démocratie. Nous en sommes loin. Voilà quelque chose qui serait à organiser.

Propos recueillis par Geov Parrish.

Par Lola - le 24 septembre 2007
Que voulez-vous, Taremaillac, que l’on se lamente sur l’incapacité des dirigeants arabe à défendre les arabes ? Pourquoi préconiser les manoeuvres et autres négociations, alors qu’il nous semble justement que les dirigeants arabes ne cessent de le faire. Cela n’a pas empêché la destruction ou la destabilisation de plusieurs pays arabes. Vous parlez de diplomatie compliquée alors que, au fond, les choses sont très simples. Les arabes ne possédent pas la "force brutale" des Occidentaux ou, si vous préférez n’ont pas les moyens de mettre en oeuvre "la violence organisée" dont se sert l’Occident contre le reste du monde et dont parle Samuel Hugtington. Là où il y a du pétrole, il y a des problèmes. Que sous-entendez-vous par négociations : leur offrir une main-mise totale sur les puits ?, partielle ? jusqu’à quel degré ? Vous ne parlez pas de la rivalité féroce que se livrent les pays occidentaux eux-mêmes sur le terrain, au détriment des peuples arabes. Bien au contraire, je pointerai du doigt l’immense responsabilité des dirigeants arabes, divisés, qui choisissent leurs intérêts particuliers à ceux de la Oumma. Les pays arabes non-prétroliers s’imaginent en tirer bénéfice mais ils se trompent. Si les pays occidentaux veulent intégrer les arabes au sein du pôle occidental "contre" l’ère Chinoise ou Indienne, faut-il pour cela les DESINTEGRER ? Que Dieu nous protège !.
Par Fatim Zohra - le 24 septembre 2007

Bonjour,

Je voudrais juste vous rappeler que si après la deuxième guerre mondiale, une certaine paix a pu régner et si le droit international a été souvent appelé pour solutionner les différents c’est tout simplement grâce à l’existence de l’Union Soviétique qui était là pour faire front aux prédateurs petits et grands. Nous les Arabes et les peuples du Tiers monde lui devont de ne pas avoir été écrasés. L’Armée Rouge au fond n’a pas juste arrêter les nazis mais elle a aussi épaulé les luttes d’émancipation.

Par Lili - le 24 septembre 2007
Thérèse Delpech qui affirmait, dans l’émission "C dans l’air" que l’Irak de Saddam possédait des armes de destruction massive. toute honte bue, elle était à nouveau sollicitée par Ives Calvi dans la même émission sur d’autres sujets ... . Et Kouchner, un médecin, ?... . Et Sarkozy ... qui veut imposer la démocratie dans des pays qui ne lui ont rien demandé ... . S’il arrêtaient de mentir nous aurions peut être plus de respect pour eux. Encore hier, dans l’émission "Ripostes" le journaliste et commentateur .. Zemmour parlait des "barbares de banlieue". Quels rapports me direz-vous ? On a l’impression qu’il prépare l’opinion à des troubles futurs (si guerre il y a contre l’Iran musulman). Cependant, je ne crois pas a une guerre totale contre l’Iran. L’Iran, berceau de la race blanche occidentale. Car, au fond, l’Iran aurait pu être le grand allié des Etats Unis dans la région. Le hic est que c’est Israël qui joue ce rôle. Et peut-être que l’Iran n’accepte tout simplement pas de jouer le second rôle.
Par ideal - le 24 septembre 2007
Question à Mr Naba / je souhaiterai savoir ce que la Russie et la Chine feraient en cas d’attaque contre l’Iran ?
le 24 septembre 2007

Cet article est descriptif :

- les forces en presence dans le Golf Persique et l’Ocean Indien

- les arguments des protagonistes

- la these de Rene Naba quant a la question "dans quel cote la sortie s’il-vous-plait ?"

- Un rappel de la disproportion entre la place de la France dans la diplomatie mondiale et s0n impuissance militaire

Je voulais argumenter chaque point, faire etat de mes accords, mes desaccords, mes suggestions et les nuances necessaires a apporter a ce debat plutot complexe, et dont les solutions sont autrements plus complexes, multiples et de nature a ne donner des resultats que dans plusieurs annees, voire decennies...

J’ai decider de ne point faire cet effort d’argumentation apres avoir lu les reactions des internautes.

A tous, je ferai la demande suivante, extrement importante, qui demande du courage, de l’intelligence, de la clairvoyance, de l’humilite et des connaissance geopolitiques et geostategiques pour y repondre :

Les Iraniens sont-ils donc sans responsabilite dans la crise actuelle ?

Voyez-vous, le probleme de l’Oumma, c’est de trouver des responsables aux maux du monde Arabo-musulman en criant au complot, en pointant du doigt, en entretenant des idees fatalistes, en se referant au "c’est ecrit", en ponctuant chaque petit projet de la vie quotidienne d’un "si dieu le veut"... Cette tendance est nefaste et contre productive. Les USA sont l’etat le plus puissant a l’heure actuelle. Est-il de bonne augure de chercher la confrontation directe ou indirecte avec les USA ? Est-il sage de precher la haine de l’Occident quant les interet vitaux des nations du Moyen Orient passent par une cooperation avec l’Ouest ?

C’est de cela qu’il convient de parler : l’intelligence au service du progres et de l’interet des pays souverains et des peuples. Le conflit potentiel entre l’Iran et les USA, qui selon moi n’aura pas lieu, est le symptome de l’incapacite des musulmans a negocier, a manoeuvrer de concert dans un monde diplomatique extrement complique. Voyez les Palestiniens : leur cause n’est pas plus avancee aujourd’hui qu’il y a 60 ans. Le Liban est toujours au bord du precipice. L’Irak est dans l’Abysse. L’Iran est en equilibre precaire. Le Pakistan est tout proche d’Armageddon, si j’ose citer Le Livre. L’Algerie n’est pas sortie de ses annees de plomb...

Et toujours dans ces colonnes, toujours chez les internautes la meme rengaine : la faute a Satan, la faute a l’Oncle Sam, la faute aux mecreants, la faute aux Juifs, la faute a la fatalite... Jamais la responsabilite des Iraniens, des Irakiens, des Palestiens, des Algeriens n’est evoquee, pas meme suggerees.

Sans dedouaner le Quartet et Israel, j’affirme que les solutions a ces crises passent par l’acceptation de ces responsabilites, et peu sont ceux qui le pensent et le disent.

Cordialement,

Taremaillac.

PS. J’ai specialement faim aujourd’hui, sans doute la raison pour laquelle je ne me sentait pas de demonter certaines approche de Rene Nabab. Un jour prochain, peut-etre...

Par ABDOUH - le 24 septembre 2007

L’occident,l’empire de la déstruction et de la terreure

Diriger le monde par la terreure,tel un dictateur sanguinaire Ainsi est la stratégie du grand loup Soutenue par une armada médiatique impréssionnante. Soumettre à ceux qui veulent défier leur ingérence dans le monde par la terreure. La Colonisation ! ça ne vous dit pas quelques choses ? Eh bien c’est le retour en arriere mais cette fois les indigennes sont beaucoup plus intelligents,extremement et puissament équipés.Et ils se laisseront pas intimidés. Et en plus ils arrivent à frapper n importe quel endroit du territoire innemi.Eh oui. L’avenir semble très compromise. Tout ça c’est la faute à oncle Sam,Ferry et Declerc

en tous cas je vous souhaite pas bonne chance si vous vous aventurez dans cette folie

Par Amazone - le 24 septembre 2007
Il est surtout interessant de souligner que l’Iran n’a pas envie d’être un vasal au service des Etats Unis et d’Israel. Le fait que l’Iran ne soit pas à leurs bottes (à l’image de l’Egypte, la Jordanie et une partie du Liban), leur posent problème. Non pas que l’Iran les menace mais les dérange dans l’expansion et la suprématie dans cette région du monde. Les médias occidentaux donneront ensuite des leçons aux peuples arabo musulmans, leur demandant de se prendre en mains d’instaurer des démocraties dans leurs pays en niant que lorsqu’un pays arabo musulman veut s’émanciper de la tutelle occidentale, celui ci subit les foudres de l’occident. Nous avons pour exemple le cas de l’Irak, l’Afghanistan, la syrie et une partie du Liban. Les autres pays arabo musulmans que sont par exemple la Jordanie, l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, le Pakistan etc..ne dérangent pas tant qu’à leurs têtes, ces chers dictateurs soutenus et servant les interets de l’occident, ne sont pas renversés par d’autres politiques.
Par houd 93 - le 24 septembre 2007
Salmou’alikoum Trés bel exposé mais René Naba oublie une composante qui a mon avis est primordial .C’est qu’au-delà de la lutte armée et politique il y a avant tout une lutte culturelle l’occidant a peur de l’avenement ou le retour d’un kalifat qui ferais un veritable contre poids au capitalisme destructeur occidental !!!
Par Assad - le 24 septembre 2007
Très bon article qui confirme ce que je pensais. Une nouvelle guerre est en préparation, rien n’arrêtera Bush et sa petite bande de neo conservateur totalement spécialisé dans l’agression des peuples.
Par Dominique - le 24 septembre 2007
A fond avec vous René Naba. J’ajouterai cela, le gouvernement américain s’est lancé dans la voie de la violence militaire et de la provocation politique à un niveau jamais vu depuis la seconde guerre mondialeLa comparaison n’est ni farfelue ni rhétorique. En proclamant publiquement la doctrine de la guerre de prévention (en d’autres mots, le lancement de la guerre dans un but agressif avec à peine un semblant d’autodéfense), Bush et consorts se préparent à commettre l’innommable.
Par pacifiste - le 24 septembre 2007
Dans le Nouvel ordre mondial, les dirigeants politiques discrédités, qui sont les laquais de puissants intérêts d’affaires, sont remplacés par de nouvelles marionnettes politiques. Républicains ou Démocrates, peu importe. Le jeu de « l’alternance » dans un système à deux partis, gangrené par la corruption et les conflits d’intérêt, assure la continuité de la feuille de route états-unienne de l’Empire, tout en répandant l’illusion que la démocratie jeffersonnienne prévaut toujours.
Par Lenand - le 24 septembre 2007
Les États-unis sont plus bellicistes que jamais. L’expansion militaire états-unienne telle que défini dans le Project for a New American Century (PNAC). Le PNAC est un « think tank » néo-conservateur en liens avec l’establishment de la Défense et du Renseignement, le Parti républicain et le puissant Council on Foreign Relations (CFR), qui joue un rôle d’arrière-scène dans la formulation de la politique étrangère états-unienne.
Par Marchaud - le 24 septembre 2007
Une éventuelle guerre contre l’Iran préparait le terrain pour d’autres conflits sanglants où la mort et la destruction risquent d’atteindre un niveau sans précédent. Dans un commentaire paru récemment dans le Washington Post, l’ancien conseiller présidentiel en matière de sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, avertissait qu’une guerre préventive contre l’Iran déstabiliserait en profondeur l’ensemble des relations internationales. Les ennemis des États-Unis décriraient ces derniers comme un « gangster mondial », a indiqué Brzezinski. L’expression en dit sans doute plus qu’il le voulait : l’administration Bush se prépare à lancer ce qui est vu à travers le monde comme une opération criminelle.
le 24 septembre 2007
Alors que les propagandistes de guerre américains présentaient l’attaque contre l’Irak comme une prolongation de la « guerre contre le terrorisme », il est bien connu que l’administration Bush avaient développer ses plans pour renverser le régime de Saddam Hussein au moyen de la force militaire bien avant les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone. Les événements du 11 septembre sont devenus un prétexte pour forcer l’opinion publique à accepter l’intervention militaire américaine. Les mêmes methodes sont utilisées pour abattre le régime iranien.
Par anonyme - le 24 septembre 2007
Tout ce qui se passe depuis la fin de la Guerre froide, y compris la mise sous tutelle graduelle du pétrole et du gaz arabes par les grandes compagnies occidentales, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, les menaces conte l’Iran, l’exportation de la démocratie et les pressions exercées afin d’empêcher les pays musulmans d’accéder au rang de puissances nucléaires, rappelle le bras de fer entre les Achéens européens et les Troyens asiatiques.
Par JANVIER - le 24 septembre 2007
George Bush a une vision manichéenne de la Bible, laquelle est dominée par la lutte entre le bien et le mal. C’est une vision tout en noir et blanc qui ne fait pas de place au gris. George Bush se sert en outre du Livre de la Révélation pour agir et façonner le monde.
Par Lounis - le 24 septembre 2007
En cas d’attaque, les américains pourront compter sur leurs larbins habituels, les monarchies du Golf dont l’ennemi déclaré est l’Iran. Un Iran affaibli arrangerait l’Arabie Séoudite qui aspire à devenir la puissance régionale en chef.
Par Rémi. P - le 24 septembre 2007
L’agressivité des Etats-Unis n’est que l’expression de leur déclin, accentué par l’émergence de nouvelles puissances ainsi que l’a si bien mentionné René Naba dans son texte. L’économie américaine est fragile, le dollars n’est plus la monnaie de référence. Le monde unipolaire qui a profité à ce pays est entrain de disparaître, les Etats-Unis paniquent à l’idée de se voir contester leur puissance. C’est pourquoi, ils s’en prennent à un adversaire, toujours les mêmes plutôt et à leur portée. Politique qui a également comme objectif de protéger un petit Etat du Proche-Orient détenteur de l’arme nucléaire et qui jouit d’une impunité totale.
Par Kamel - le 24 septembre 2007
Je suis scandalisé comme beaucoup par la politique guerrière américaine qui consiste à soumettre tout le moyen-orient au mépris du droit international et des droits des peuples les plus élémentaires. Quand je vois le comportement du duo Sarkozy /Kouchner, je suis ulcéré. Où dont s’en va notre monde.
Par Edmond Lemoine - le 24 septembre 2007

Bien vu René Naba, en tant que gaulliste, je regrette l’alignement de la France sur les Etats-Unis, et ce passge de votre texte est d’une grande vérité :

"Le Quai d’Orsay, souvent brocardé pour sa frilosité, s’est mû en antre d’ultra-faucons avec la propulsion de Bernard Kouchner à sa tête et la promotion de l’ancien ambassadeur de France à Tel-Aviv, Gérard Araud, au poste de Directeur des Affaires politiques, celle de son adjoint, Michel Miraillet, ancien deuxième conseiller à Tel-Aviv, au poste de Directeur des affaires internationales et stratégiques (AIS) au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), en charge de la synthèse stratégique quotidienne, celle enfin de Thérèse Delpech, la nouvelle théoricienne de l’« Empire du mal absolu » représenté, selon elle, par le quatuor diabolique : Iran ,Syrie, Hezbollah libanais et Hamas palestinien)."

Par Fréderic - le 24 septembre 2007
Bien que je partage l’analyse de Monsieur Naba, je souligne cependant que les américains enlisés qu’ils sont en Irak ne peuvent se permettre une attaque de grande engergure comme celle contre l’Irak. Si attaque il y a, elle ne peut être qu’à travers des frappes ciblées, reste à savoir quelles cibles ? Les sites nucléaires iraniens sont en effet particulièrement dissimulés en profondeur. Même une attaque aérienne s’avérera des plus compliqués pour l’équipe Bush ou celui qui lui succèdera à la maison blanche.
Par Olivier Lanielle - le 24 septembre 2007

Je tiens à rappeler à titre d’information que depuis sa création en 1948 et jusqu’à la Révolution iranienne en 1979, Israël a connu des relations cordiales avec l’Iran, alors dirigé par la Dynastie Pahlavi. L’Iran fut l’une des premières nations à reconnaître l’État d’Israël et fut considéré comme son meilleur allié musulman. Malgré cela, l’Iran vota en 1975 avec 72 autres pays en faveur de la Résolution 3379 de l’Assemblée des Nations Unies, qui assimilait le sionisme à du racisme. Cependant, l’Iran et Israël développèrent des liens étroits en matière militaire durant cette période. Un exemple en est le développement de projets militaires en joint venture tel le Projet Flower, la tentative irano-israélienne de créer un nouveau missile.

Le journal israelien Haaretz révélait en 2006 qu’une société bi-nationale, "Trans Asiatic Oil", livrait alors à l’État hébreu du pétrole iranien.

Par Jérôme - le 24 septembre 2007

Une anecdote révélatrice lire ci-dessous de nouvelle la politique française au Proche-Orient :

La scène s’est déroulée mardi après-midi au cours d’une conférence de presse conjointe avec Tzipi Livni, à l’occasion de la tournée de Kouchner en Israël.

A un moment donné, indique AP dans son compte-rendu, un journaliste israélien a interrogé Bernard Kouchner à propos de la plainte de la Syrie, selon laquelle des avions israéliens ont pénétré l’espace aérien syrien la semaine dernière.

Alors, poursuit AP, « Tzipi Livni a été vue en train de griffonner un message, et de le transmettre au ministre français ».

Et ce dernier, indique l’agence, « a affirmé qu’il n’était pas au courant de l’affaire ».

Ce qui est bien entendu un mensonge. La Syrie a publiquement accusé Israël, depuis une semaine, d’avoir violé son espace aérien, la version de Damas étant que les avions de chasse ennemis ont pénétré le pays en passant au dessus de la Turquie, et qu’ils ont rebroussé chemin après avoir rencontré les systèmes de défense anti-aérienne ; la Turquie a confirmé qu’il s’était au minimum « passé quelque chose », après avoir découvert, sur le sol turc, des conteneurs de carburant vides, provenant de chasseurs israéliens, et a publiquement demandé des « explications » à Israël.

Par Florentin Vas. - le 24 septembre 2007
La guerre contre l’Iran semble programmé comme l’a été celle contre l’Irak en 2003. Sauf qu’à la différence majeur, les Etats-Unis pourront compte sur Sarkozy et son va-t-en guerre Kouchner.
Par Denis - le 24 septembre 2007
Analyse très fine qui dénote une maîtrise et connaissance indéniable du sujet et qui va à rebours de l’immonde propogande servis par nos médias où évissent de pseudo experts qui sont avant tout les télégraphistes de l’Oncle Sam.
Par Waglioni - le 24 septembre 2007

Votre article est un plaisir à lire, et par les vérités qu’il rappelle, il console de toutes les falsifications que l’on peut lire, voir ou entendre dans le bruit ambiant. Cependant, je pense que l’on pourrait contester votre :

"L’Iran, par effet d’aubaine, a acquis une stature de puissance régionale"

En effet, pourquoi ne pas explorer l’hypothèse que les iraniens, nourris à la passion du jeu d’échec, ait délibérément contribué à amener au pat (position d’où l’on ne peut bouger sans se mettre en échec), ces malheureux joueurs de poker que sont les US. Et si les conseillers irakiens chiites qui ont alimenté la réflexion des principaux "think tanks" et, partant, celle du département d’état US, si ces gens étaient, après tout, des agents iraniens ? On en reviendrait tout bonnement à l’équation US=grands enfants. Le rôle de la Grande Bretagne, lui aussi poisson pilote du squale géant US, est lui aussi très clair dans le cadre de cette équation. Les anglais n’ont tout simplement pas pu résister à revêtir à nouveau le manteau de la grande puissance coloniale.

Pour en revenir à l’Iran, on voit bien qu’il est le grand gagnant de la partie, qu’il l’ait initiée ou non. Et l’hystérie belliciste des israëliens n’y changera rien, pas plus que l’agitation des gouvernants français, dont on se demande s’ils ont été élus par les français ou nommés par Israël.

Par Rachid ZANI - le 24 septembre 2007
absolument prodigieux et très instructif cet article ! On y apprend que l’armement iranien est prodigieux et en dit long sur sa capacité à résister quant à la possible et néanmoins future tentative d’agression américano-sionniste .Avec l’aide du TOUT PUISSANT,les iraniens ruineront les desseins de ces va-t-en- guerres dont l’hegemonie pesant sur le monde depuis trop longtemps s’essouffle indubitablement. On entend à longueur de temps les mêmes inepties (inepties véhiculées par les mêmes médias inutile de le dire)concernant la menace terroriste permanente qui plane sur les têtes de nos chers chérubins dont le commanditaire serait le seul IRAN ou le seul...ISLAM.....ISTE. Soit !!!! Mais à toutes ces plethores apocalytiques imaginées, n’oublions pas qu’apres la deuxieme guerre mondiale ,les américains détiennent un record de guerres inégalé, sont à l’origine d’un nombre indéfini de morts et détienne un arsenal nucleaire à faire exploser quid la terre, la lune .Alors de grâce qui est le plus terroriste des deux.

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